Les tensions sur le marché du travail en 2024

Un repli après un niveau record en 2023

Publié le | Temps de lecture : 2 minutes

L'indicateur de tensions mesure les difficultés de recrutement par métier. Lorsque ces difficultés sont élevées, les métiers sont considérés « tendus ». En 2024, les tensions sur le marché du travail reculent après un niveau record en 2023. L’emploi salarié se stabilise, les embauches diminuent mais restent élevées et le nombre de demandeurs d’emploi progresse. Six métiers sur dix restent cependant en tension forte ou très forte :

  • Les tensions se replient dans tous les domaines professionnels, et plus particulièrement dans l’informatique et les télécommunications, les industries de process ou encore les transports et la logistique.
  • Elles demeurent très élevées dans les métiers du bâtiment, de la mécanique et du travail des métaux, de la maintenance et de la santé. 

Un recul marqué des tensions en 2024

  • Six métiers sur dix sont en tension forte ou très forte (contre sept sur dix en 2023) ;
  • Cela représente un peu plus de la moitié de l’emploi total (contre près des deux tiers en 2023) ;
  • On observe une forte baisse des tensions dans l'informatique‑télécommunications ;
  • Les industries de process et les transports, la logistique et le tourisme connaissent un repli marqué ;
  • Les tensions sont encore très élevées dans le BTP, la mécanique, la maintenance et la santé.  

Les métiers les plus touchés

  • 19 métiers parmi les 30 métiers les plus en tension relèvent de l'industrie ;
  • 7 métiers appartiennent au BTP ;
  • Deux tiers des métiers très tendus présentent un lien formation‑emploi fort ou très fort ;
  • Deux tiers font face à un manque de main-d’œuvre disponible fort ou très fort ;
  • 13 métiers sur 30 présentent une forte ou très forte inadéquation géographique ;
  • Les rémunérations des métiers les plus tendus sont relativement attractives

La nature des tensions varie selon les métiers

  • Dans l'informatique et les télécommunications, les tensions combinent un déficit de main‑d’œuvre et un lien formation‑emploi important, avec des conditions de travail peu contraignantes et des rémunérations attractives ;
  • Dans les métiers de l’électricité et de l’électronique, les tensions s’inscrivent dans un contexte de forte intensité des embauches et de manque de main‑d’œuvre disponible ;
  • Dans les métiers d’infirmiers et sages‑femmes, les tensions sont caractérisées par un lien formation‑emploi important et des rémunérations salariales peu attractives, ce qui contribue au manque de main‑d’œuvre disponible

Des domaines professionnels particulièrement concernés

  • Métiers d’ouvriers qualifiés et techniciens : usinage, mécanique, électronique, maintenance, transformation des métaux ;
  • Métiers du BTP : conducteurs de travaux, couvreurs, charpentiers, ouvriers qualifiés en menuiserie et agencement ;
  • Santé‑action sociale : médecins et dentistes salariés ;
  • Gestion et administration : techniciens et agents de maîtrise des services financiers ou comptables ;
  • Logistique : responsables du magasinage et de la logistique. 

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