Réforme de l’apprentissage

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a lancé, le 10 novembre 2017, la concertation préalable à la réforme de l’apprentissage, aux côtés du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal.

En France, 7 % des jeunes seulement sont en apprentissage contre 15 % en Allemagne.
Pourtant 70 % des apprentis trouvent un emploi dans les sept mois suivant leur formation et le taux d’insertion d’un jeune passé par l’apprentissage peut être jusqu’à 20 % plus élevé que pour un jeune formé dans un cursus "classique". La réforme veut accroître le nombre de jeunes et d’entreprises qui s’engagent dans cette voie.

Une transformation de l’apprentissage

Le Gouvernement a la volonté d’opérer une véritable transformation de l’apprentissage. Il s’agit de porter cette filière au même niveau d’excellence qu’elle peut l’être par ailleurs en Europe.
D’autre part, il faudra aussi lever les verrous. Aussi tous les sujets seront mis sur la table de la concertation avec l’ensemble des acteurs.

La réponse doit être à la hauteur des attentes des jeunes.
L’apprentissage doit devenir une aspiration personnelle autant qu’un choix professionnel.

La concertation
La concertation sera menée par Sylvie Brunet riche de son expérience de la gestion des ressources humaines et des jeunes et de sa capacité à rechercher des convergences et s’articulera autour de 4 groupes de travail consacrés à l’orientation scolaire, l’apprentissage en entreprise, la gouvernance et le financement et, enfin, les formations. Sylvia Brunet rédigera fin janvier un rapport de synthèse. Il alimentera le projet de loi qui sera déposé au Parlement mi-avril.