Aux Olympiades des métiers, dessin assisté par ordinateur : savoir ce qu’il y a à l’intérieur des machines

Concevoir les pièces qui équiperont les innovations mécatroniques, les automobiles de demain ou encore l’avion du futur, c’est possible avec le Brevet de technicien supérieur (BTS) en Conception des Produits industriels. C’est possible et ça recrute ! A condition d’être motivé.

Louis et Philippine ont la vingtaine. A la fin de l’année, ils passeront l’épreuve finale de leur BTS. Ils devront présenter des solutions concrètes et directement applicables à l’industrie. Louis travaille sur un projet pour le traitement de l’eau, Philippine sur le contrôle-qualité des boîtes de vitesse d’un géant de l’automobile.

Ils sont à bonne école. Le responsable de leur formation à Aire-sur-l’Adour (40), Jean-Pierre Lamothe, emmène régulièrement ses élèves aux meilleures places des Olympiades des métiers – Worldskills. Ses élèves sont issus aussi bien de bacs technologiques que de bacs scientifiques, mais aussi de parcours atypiques.

"Cette année, mon meilleur élève a fait un Bac Économique et Social et une première année de Langues étrangères appliquées à la Fac. Il s’est découvert une passion pour la conception."
Jean-Pierre Lamothe, Professeur en Ingénierie mécanique

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Un métier qui recrute mais…

Après le BTS, la moitié de ses élèves poursuivra des études. Ce sera la licence professionnelle ou, pour 10% d’entre eux, une école d’ingénieur, avec une étape en classe préparatoire au besoin. L’autre moitié se dirigera vers le marché du travail directement.

En Nouvelle Aquitaine et en Occitanie, l’aéronautique est très présente. Jean-Pierre Lamothe estime que pour un élève formé, il y a près de deux offres d’emploi. Pourtant, pas question de se laisser aller. Les entreprises sont exigeantes. « Ce n’est pas parce qu’il y a un manque qu’elles recrutent à tout-va !  »

Être prêt à la mobilité

Les futurs professionnels doivent être prêts à la mobilité, avoir un bon anglais professionnel et aimer relever des défis. Il faut être motivé pour résoudre des problématiques complexes. C’est là que se fait la différence. « Quand on a des étudiants motivés, nous savons ce qu’il faut faire pour les emmener vers l’excellence.  »

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Louis s’orientera finalement vers le design industriel. Avec son BTS, il aura de solides bases sur les propriétés des matériaux. Philippine, elle, veut s’orienter vers une école d’ingénieur pour travailler dans l’automobile.

Quand on leur demande pourquoi, l’un et l’autre avouent que c’est par les magazines qu’ils se sont intéressés à ces produits. Bientôt peut-être, ils seront là pour les concevoir. Au départ, ils avaient juste une envie : savoir ce qui se cache derrière l’image.