Un G7 pour plus de justice sociale dans la mondialisation

Alors que la France préside cette année le G7, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud accueillera ses homologues à l’occasion de la réunion ministérielle du G7 Social, les 6 et 7 juin à Paris afin d’élaborer des solutions communes pour renforcer la dimension sociale de la mondialisation.

Du G7 social au sommet des chefs d’état du G7 à Biarritz

Le sommet des chefs d’Etats du G7 se tiendra à Biarritz du 24 au 26 août, sur le thème de la lutte contre les inégalités. En amont de ce sommet des chefs d’Etat, plusieurs réunions ministérielles se tiendront en France afin d’alimenter les travaux du sommet. Le G7 Social, porté par la ministre du Travail, devra permettre de réduire les inégalités sociales tout en explorant toutes les opportunités ouvertes par les transformations du travail. Au-delà des pays membres du G7, de l’Union européenne et des organisations internationales (OIT, OCDE), les partenaires sociaux seront étroitement associés au G7 Social, notamment les groupes du L7 (Labour 7) et le B7 (Business 7) ainsi que les partenaires sociaux français, européens et internationaux.

quels objectifs pour le G7 social ?

Le G7 Social poursuit 4 objectifs, qui seront accompagnés de propositions concrètes en faveur de la réduction des inégalités sociales et de l’émancipation des individus. Les politiques d’emploi, de travail et de formation y tiendront une place centrale.

1) refonder l’action multilatérale pour renforcer la justice sociale

L’action multilatérale se traduit par une coopération renforcée entre Etats dans le but d’instaurer des règles communes bénéfiques au plus grand nombre. Elle a permis de contribuer à la paix et la prospérité à l’issue de la seconde Guerre mondiale. Ces dernières années, avec l’accroissement des inégalités, on assiste à une montée de la défiance des citoyens à l’égard de la mondialisation et de ses possibles bienfaits. Aussi, le G7 Social contribuera à la volonté de la présidence française du G7 d’encourager une action mieux coordonnée des organisations internationales (OIT, FMI, OCDE, Banque mondiale etc…)afin de renforcer les synergies et la cohérence de leurs actions, y compris pour mieux articuler les dimensions sociale et économique de la mondialisation.
Un des moyens les plus efficaces pour restaurer la cohérence dans l’action globale consiste à mieux intégrer les normes internationales du travail dans les programmes d’action des organisations internationales, et ainsi contribuer à réduire les inégalités sociales dans chaque pays comme entre pays et régions du monde.

"Il n’y a pas de croissance durable sans croissance inclusive […] Le système multilatéral doit être plus efficace. Pour être plus efficace, il doit il doit mieux articuler les dimensions économique et sociale de la gouvernance mondiale". Muriel Pénicaud

2) soutenir l’accès universel à une protection sociale adaptée aux nouveaux risques

Le déficit d’accès aux protections sociales contre les aléas de la vie au quotidien (maladie, maternité, chômage, vieillesse, invalidité), accentue les inégalités au détriment d’une croissance durable et inclusive. Le G7 Social souhaite voir se réunir l’ensemble des acteurs impliqués, organisations internationales, institutions financières, les partenaires sociaux, agences de développement, ainsi que le secteur privé, autour d’une alliance en faveur de l’accès universel à une protection sociale adaptée aux nouveaux risques pour les travailleurs, au sein des pays du G7 et dans le monde.

3) accompagner les transformations numériques et leur impact sur l’avenir du travail

La transformation digitale de l’économie entraîne l’émergence de nouvelles formes d’emploi et des mutations profondes des conditions de travail. Ces transformations doivent être accompagnées pour faciliter la reconversion professionnelle des travailleurs. Dans cette perspective, l’investissement massif dans l’acquisition des compétences est une priorité pour la France au niveau national, avec le plan d’investissement dans les compétences et la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, comme au plan international.

"Il est de notre responsabilité de trouver collectivement les réponses à l’impact social de la mondialisation et les moyens de saisir les opportunités actuelles. C’est comme cela que nous pourrons assurer un travail décent pour tous et dessiner l’avenir du travail que nous voulons." Muriel Pénicaud

4) favoriser l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

L’égalité femmes-hommes déclarée grande cause du quinquennat par le Président de la République doit également être une grande cause mondiale. Le ministère du Travail s’est engagé dans une politique volontariste avec la « loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel » selon le principe « à travail égal, salaire égal ». Désormais, les entreprises ont une obligation de résultats  : les écarts de salaires constatés devront être corrigés d’ici à 2022.
La présidence française du G7 Social contribuera à renforcer la coopération entre les pays membres et à promouvoir des normes ambitieuses au niveau international afin de poursuivre les efforts entrepris en faveur de l’égalité femmes-hommes pour :

-  favoriser l’inclusion des femmes dans le marché du travail
-  réduire l’écart de rémunération et d’accès aux postes
-  lutter contre la violence et le harcèlement au travail

Le G7 Social et après ?

Si les conclusions du G7 Social sont destinées à enrichir l’agenda du sommet des chefs d’État de Biarritz, elles seront également au cœur des débats à l’occasion d’autres événements internationaux organisés en 2019 tels que le Centenaire de l’OIT, le prochain G20 ou encore l’Assemblée générale des Nations-unies.

Pour plus d’informations : rendez-vous sur le site officiel du G7 : https://www.G7France.com