Conférence "Les inspectrices du travail, 1878-1974 : mixité, égalité, parité ?"

La conférence-débat « Les inspectrices du travail, 1878-1974 : mixité, égalité, parité ? », se tiendra le lundi 21 novembre 2016, à 14 h, à la salle Laroque du Ministère de la Santé, 14 avenue Duquesne. La rencontre sera animée par Sylvie Schweitzer, professeure émérite à l’Université Lumière-Lyon 2, avec le témoignage d’Anne Marie Béziau ancienne inspectrice du travail.

Pour circonscrire les inégalités entre les femmes et les hommes dans les postes de responsabilité, un décret de juillet 2011 contraint les grandes entreprises à nommer au moins 30% de femmes dans leurs conseils d’administration : ceux-ci n’en comptent alors que 7%.
Quelques mois plus tard, la loi Sauvadet promeut le même objectif pour les cadres dirigeant-e-s de la fonction publique : on dénombre alors 10% de préfètes et ambassadeures ou encore 5% des procureures générales.

Le moins que l’on puisse dire est que l’État ne donne pas l’exemple. Pas plus d’ailleurs que le ministère du Travail et des Affaires sociales : à l’inspection du Travail — chargée de faire appliquer les lois protégeant les salarié-e-s — on ne recense alors qu’une seule directeure régionale, soit 5% du corps, et aucune inspecteure générale.

Mais comment en sommes-nous arrivé-e-s là ?

L’histoire de la place des femmes à l’inspection du Travail aux 19e et 20e siècles montre comment, sur le long terme, les professions ont été organisées en y distinguant des tâches masculines et des tâches féminines. Autrement dit, comment se sont articulées des hiérarchies genrées où, toujours, le masculin est supérieur au féminin, où, très longtemps, il a semblé impossible qu’une femme domine des hommes en les dirigeant. Les femmes actives reviennent de loin, tant il est vrai qu’une femme en plus, c’est bien un homme en moins.

Contact : comité.histoire@travail.gouv.fr

JPEG - 96.8 ko