Relance de l’activité

Pour faire face aux conséquences économiques de la crise sanitaire, le Premier ministre a annoncé le 15 juillet 2020, lors de sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale, un plan de relance économique de 100 milliards d’euros dont la priorité absolue sera la lutte contre le chômage et la préservation de l’emploi.

Pour le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, les priorités sont de  :
- garantir à chaque jeune une solution concrète pour l’emploi en facilitant leur entrée dans la vie professionnelle, en les orientant et en les formant vers les secteurs et les métiers d’avenir, et en construisant des parcours d’insertion sur mesure ;
- préserver l’emploi et les compétences au travers des dispositifs d’activité partielle ;
- développer les compétences par la formation professionnelle pour garder, trouver ou retrouver un emploi, et orienter les formations vers les métiers d’avenir ;
- aménager la réforme de l’assurance chômage pour tenir compte du nouveau contexte.

Lancement du plan « #1jeune1solution »

Pour aider les jeunes arrivant sur le marché du travail en septembre, le Gouvernement a construit un plan de 6,5 milliards d’euros, soit un triplement des moyens accordés à l’emploi des jeunes.
Le plan #1jeune1solution, lancé le 23 juillet 2020, vise à offrir une solution à chaque jeune. Toutes les situations sont différentes, et l’objectif est de ne laisser personne sur le bord de la route.


3 axes :

- Encourager les entreprises à embaucher :

  • Une compensation de charge de 4 000 euros pour tout jeune recruté entre août 2020 et janvier 2021.
  • Une aide exceptionnelle de 5 000 euros pour recruter un alternant de moins de 18 ans (en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) ou de 8 000 euros pour recruter un alternant de plus de 18 ans.

- Augmenter les formations et orienter les jeunes vers les métiers d’avenir :

  • 100 000 nouvelles formations qualifiantes ou pré-qualifiantes qui seront proposées aux jeunes sans qualification ou en échec dans l’enseignement supérieur.
  • 16 000 formations dans le secteur du soin pour doubler les capacités de formation des aides-soignants, des infirmières et des auxiliaires de vie dans les 5 prochaines années.
  • 35 000 formations numériques pour les jeunes non-qualifiés en 2020 et 2021.
  • Des parcours individualisés pour 35 000 décrocheurs entre 16 et 18 ans d’ici fin 2021.
  • 26 500 places supplémentaires pour poursuivre des formations en études supérieures, en CAP et BTS à la rentrée 2020.
  • Doublement du nombre d’élèves bénéficiaires des cordées de la réussite et des parcours d’excellence.

- Accompagner plus particulièrement les jeunes éloignés de l’emploi en construisant 300 000 parcours d’insertion sur mesure

  • 120 000 dispositifs supplémentaires d’insertion dans l’emploi : Parcours Emploi Compétences (PEC) et Contrat Initiative Emploi (CIE).
  • Augmentation de 50% des places en Garantie jeunes pour atteindre 150 000 possibilités d’accompagnement.
  • 80 000 Parcours Contractualisé d’Accompagnement vers l’Emploi et l’Autonomie (PACEA) supplémentaires.
  • Doublement de l’Accompagnement Intensif Jeunes (AIJ) mis en place au sein de Pôle emploi.
  • 3 000 places supplémentaires dans le dispositif SESAME : accompagnement sur mesure vers les métiers du sport et de l’animation.

Consulter le dossier de presse pour en savoir +


Activité partielle de longue durée (APLD)

Inscrite au cœur du plan de relance, l’activité partielle de longue durée (APLD) est mise en place pour aider les entreprises à faire face à l’impact de la crise sanitaire COVID-19 avec pour objectif de préserver les emplois et de sauvegarder les compétences des salariés.

L’APLD est un dispositif de soutien à l’activité économique qui offre la possibilité à une entreprise - confrontée à une réduction durable de son activité - de diminuer l’horaire de travail de ses salariés, et de recevoir pour les heures non travaillées une allocation en contrepartie d’engagements, notamment en matière de maintien en emploi. Son accès est conditionné à la signature d’un accord collectif.

Des mesures et des solutions qui sont fondées sur le dialogue, la concertation et une approche au près plus des territoires

La méthode de construction des différentes mesures du plan est fondée sur le dialogue et la concertation avec les partenaires sociaux, le service public de l’emploi, les services de l’État dans les territoires, les associations, les représentants des élus locaux, et des entreprises qui s’engagent.

L’objectif de ce plan est de pouvoir être déployé dans les territoires, le plus rapidement possible.