Les ambitions du Plan d’investissement dans les compétences (PIC)

Piloté par le ministère du Travail, le Plan d’investissement dans les compétences (PIC) porte trois objectifs :

- Mettre le pied à l’étrier de l’emploi aux jeunes et demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés ;
- Répondre aux besoins des métiers en tension dans une économie en croissance ;
- Contribuer à la transformation des compétences, notamment liés à la transition écologique et à la transformation numérique.

Il est structuré en trois axes stratégiques :

- Mieux analyser les besoins de l’économie et leurs impacts sur les besoins de compétences des entreprises afin d’accompagner les transformations des métiers, liées notamment à la transformation digitale et à la transition écologique et d’assurer la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) de notre pays
- Déployer de nouveaux parcours de formation et d’accompagnement vers l’emploi durable, mieux adaptés aux exigences des entreprises et aux besoins des publics les plus vulnérables, conçus sans couture dès la phase d’orientation, jusqu’à l’acquisition d’une qualification et pouvant comporter, lorsque cela s’avère nécessaire, une remise à niveau et un accompagnement renforcé ;
- Transformer le système de formation par l’expérimentation et le lancement d’appels à projets, afin de favoriser l’innovation et de libérer les initiatives au plus près du terrain, pour faire de la compétence une réalité pour les actifs.

Un cap de transformation exigeant pour refonder en profondeur et obtenir des résultats concrets

Le Plan d’investissement dans les compétences ne répond pas une logique d’intervention conjoncturelle strictement quantitative mais se place, au contraire, dans une vision de long terme, permise par son approche pluriannuelle (2018-2022).

Il s’appuie sur cinq exigences, qui constituent autant de leviers d’action :
- Le ciblage vers les publics vulnérables, en concevant les actions et en orientant les moyens vers les jeunes et les demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés qui rencontrent le plus de difficulté sur le marché du travail, avec une attention particulière pour les personnes en situation de handicap, les résidents des quartiers prioritaires de la politique de la ville et des territoires ruraux ;
- La prise en compte des besoins des entreprises dans les contenus de formation et leur implication dans les parcours de formation, afin de rendre plus agile la commande de formation certifiante ou qualifiante et de proposer des réponses « sur mesure » aux entreprises qui ne trouvent pas les compétences dont elles ont besoin ;
-  Le renouvellement des approches pédagogiques et d’accompagnement afin de faire réussir les publics fragiles qui accèdent peu à la formation malgré les opportunités d’emploi auxquelles elle prépare : proposer des nouvelles approches pédagogiques non scolaires et transformer l’offre de formation, en intégrant la formation en situation de travail, le numérique dans les contenus pédagogiques …
- L’implication de tous acteurs concernés afin de s’assurer que la transformation attendue va effectivement essaimer sur tout le territoire et auprès de l’ensemble des publics concernés ;
- La conduite systématique d’évaluations, intégrant la mesure des effets et des impacts, notamment au regard du retour à l’emploi durable, pour apprendre chemin faisant, et ne conserver que les dispositifs qui fonctionnent le mieux au regard des objectifs.

Sa dimension pluriannuelle, qui offre un cadre clair et stabilisé sur une durée de quatre ans, permet aux acteurs de se projeter et d’investir pour conduire la transformation de leurs pratiques, de leurs démarches et de leurs contenus, indispensable pour inscrire la formation à l’ère de la compétence.

Différents niveaux d’intervention pour assurer proximité et ciblage des actions

Le Plan d’investissement dans les compétences comporte trois niveaux d’intervention :

  1. Une mise en œuvre en régions, dans le cadre de Pactes régionaux d’investissement dans les compétences 2019-2022, après une période d’amorçage en 2018. Ces Pactes qui traduisent un effort convergent de l’État et des Région déclinent, sur les territoires, l’ambition du Plan d’investissement dans les compétences, en tenant compte des spécificités de chaque région, de la nature du marché du travail local et des réalisations déjà conduites ;
  2. Le lancement ou l’intensification d’actions nationales d’accompagnement dans l’emploi des publics fragiles et de soutien aux enjeux de transformation des métiers : outiller les acteurs pour mieux répondre aux besoins en compétences et mieux orienter les politiques de formation ; mieux accompagner vers l’emploi ; soutenir de façon additionnelle les transitions numériques et écologiques correspondant à des métiers émergents ; disposer d’outils communs ;
  3. Le lancement d’appels à projets compétitifs pour innover et transformer par l’expérimentation sur des volets nécessitant une nouvelle approche des politiques publiques : pratiques de sourcing, remobilisation, activation des pairs, micro-activités solvables, badges numériques ouverts et écosystème de confiance, employeurs inclusifs, etc.