Réforme de la Formation professionnelle

50 % des métiers sont amenés à changer dans les 10 prochaines années. Les entreprises disent ne pas trouver suffisamment compétences pour se développer. Dans le même temps, les ouvriers, les employés et les salariés des TPE/PME ont deux fois moins accès à la formation que les cadres et les salariés des grandes entreprises. Chacun doit pouvoir se former, évoluer dans sa carrière et s’adapter aux évolutions du monde du travail.

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Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a initialement présenté les 12 mesures-clé de la réforme de la formation professionnelle, lundi 5 mars 2018. La transformation de la formation professionnelle est l’un des piliers de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel.

Les 3 axes de la réforme de la formation professionnelle

  • investir massivement dans la formation et les compétences, pour être collectivement capables d’impulser les changements de l’économie de la connaissance plutôt que de les subir ;
  • donner à chacun la liberté de choisir son avenir professionnel et la capacité de construire son parcours, pour créer ou saisir les différentes opportunités professionnelles qui se présentent ;
  • protéger les plus vulnérables contre le manque ou l’obsolescence rapide des compétences et vaincre ainsi, enfin, le chômage de masse.

Les grands principes de la réforme

La formation professionnelle accessible à chaque actif : elle doit être accessible de façon autonome, simple et opérationnelle, pour rendre concrète la liberté d’évoluer professionnellement. Il s’agit aussi de promouvoir la qualité de la formation, la transparence du marché de la formation et l’accompagnement des personnes qui ont besoin d’être aidées dans la construction de leur parcours professionnel.

La protection des plus vulnérables contre le manque ou l’obsolescence rapide des compétences : elle requiert un investissement sans précédent dans la formation des demandeurs d’emploi, des jeunes sans qualification et des salariés, en particulier dans les TPE et PME.

L’investissement massif dans les compétences des salariés  : il relève d’abord de la responsabilité des entreprises à qui il revient d’anticiper les changements, d’identifier dans chaque filière professionnelle les besoins en compétences, de faire évoluer les organisations et d’innover pour être compétitives.