Pourquoi le Plan d’investissement dans les compétences ?

Une nécessité d’agir

Face aux évolutions du marché du travail, à la mutation des emplois et pour lutter contre le chômage de masse, la compétence est la clé de voûte d’une croissance durable et inclusive.

Une forte transformation des métiers qui touche tous les secteurs de l’activité, en lien avec la révolution numérique et la conversion écologique

  • 50 % des emplois seront transformés dans les 10 ans qui viennent ;
  • 10 à 20 % des emplois seront créés et 10 % à 20 % sont menacés de disparition par l’automatisation et la désintermédiation des tâches entraînées par la robotisation ou le numérique ;
  • 40 % des actifs ayant un niveau inférieur au Bac occupent des métiers à fort risque d’automatisation contre 5 % des actifs diplômés de l’enseignement supérieur.

Les actifs peu qualifiés parmi les plus vulnérables

  • Le taux de chômage est plus élevé pour les personnes les moins qualifiées ;
  • Le chômage des personnes en situation de handicap est deux fois plus fréquent : 27 % des demandeurs d’emploi en situation de handicap ont un niveau de qualification Bac et plus, contre 46 % tout public ;
  • Le taux de qualification des jeunes en Quartier Prioritaire de la Ville (QPV) est moins élevé que dans l’ensemble du territoire : hors QPV, 9,3 % des jeunes ont un niveau inférieur au CEP / BEPC. Ils sont 20,4 % en Quartier Prioritaire de la Ville.

L’accès à la formation n’est pas égal pour tous.

  • 13 % des jeunes de moins de 26 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation = un peu plus d’1,3 million de jeunes ;
  • Seul 1 chômeur sur 10 accède à la formation ;
  • 1,5 million de personnes de 16 à 65 ans en situation d’illettrisme, dont près d’1 jeune sur 10 en difficulté de lecture et 1 jeune sur 3 dans les territoires d’Outre-mer.