Axe 2 | Financer de nouveaux parcours de formation et d’accompagnement vers l’emploi durable

Le Plan d’investissement finance des parcours de formation qualifiants vers les métiers qui connaissent des besoins de recrutement, immédiats ou émergents. Ces parcours intègrent, quand c’est nécessaire, des formations de remise à niveau – savoirs de base, premières compétences numériques ou savoir-être professionnel – ainsi que des mises en situation professionnelles.

1- Une mise en œuvre en régions, au plus près des besoins, pour transformer en profondeur les parcours de formation (52 % des financements du Plan).

  • Dès 2018, financement de 148 000 parcours de formations supplémentaires pour les jeunes ou les demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés, dans le cadre de conventions d’amorçage signées avec les régions.
  • Sur la période 2019-2022, signature de Pactes régionaux d’investissement dans les compétences avec les régions permettant de : • Mieux orienter les programmes de formation et les demandeurs d’emploi par une analyse en temps réel des besoins en compétences des entreprises ; • Financer des formations qualifiantes personnalisées, dans de nouvelles approches pédagogiques, vers les métiers qui recrutent ; • Garantir l’accès des publics les plus fragiles aux parcours qualifiants par la consolidation des compétences clés et des immersions en entreprise ; • S’engager dans la modernisation des contenus et des modes de mise en œuvre de la formation et de l’accompagnement pendant les formations ; • Mesurer l’impact et comparer l’efficacité avant de généraliser.

Une logique de démultiplication de ce qui a fait ses preuves et d’expérimentations de nouvelles façons de construire les parcours de formation pour redonner envie d’apprendre.
Le forfait moyen du parcours fixé à 8 500€ (au lieu de 3 000€ dans le cadre du Plan 500 000 formations supplémentaires) permet un changement de logique pour concevoir des parcours sur-mesure.
• La logique d’expérimentations permet aussi de tester de nouvelles approches pour répondre à des besoins qui évoluent : penser autrement l’apprentissage des savoirs de base … dans des approches qui sortent des méthodes académiques et qui rapprochent du monde de l’entreprise, favoriser les allers-retours entre formation et emploi, sans devoir tout recommencer à chaque fois …

Par exemple :
Expérimentations d’actions de formation en situation de travail en entreprise pour mettre en activité les publics fragiles…
Création d’incubateurs d’innovation pédagogique : digitalisation des parcours et engagement des publics, réalité virtuelle appliquée aux formations savoirs de base et savoir-être professionnel.

Les pactes seront évolutifs, les projets ne seront pas figés et pourront s’adapter aux besoins pendant toute la durée 2019-2022. Ils doivent obligatoirement intégrer trois projets expérimentaux, évalués avant essaimage.
avec l’appui du Comité scientifique national.

Une nouvelle méthode : des engagements contractualisés entre l’État et les Régions
• Un diagnostic des forces et faiblesses du territoire, notamment en matière d’accès des publics fragiles à la formation sur le territoire.
• Des réponses adaptées aux besoins du territoire, c’est-à-dire à la fois aux besoins des actifs et des entreprises et plus largement des
acteurs économiques du territoire.
• Un engagement contractualisé sur 4 ans, qui s’additionne à l’effort propre de chaque Région, pour permettre aux jeunes et aux demandeurs d’emploi qui souffrent d’exclusion un avenir professionnel.

2- L’engagement et l’intensification d’actions nationales pour accompagner vers l’emploi les publics fragiles et accélérer les transformations sur les enjeux émergents

Répondre aux besoins des secteurs en tension et en transformation

10Knum : financement de 10 000 formations aux métiers du numérique, notamment via la Grande École du Numérique, accessibles à des publics peu qualifiés.
10Kvert : une priorité donnée, dans le cadre des actions de préparation opérationnelle à l’emploi destinées aux demandeurs d’emploi, aux métiers verts (gestion des déchets, performance énergétique, agriculture biologique, etc.) dans l’objectif d’accélérer la transition écologique.
Plus de 30 000 préparations opérationnelles à l’emploi collectives (POEC) auront été financées en 2018 par le Plan d’investissement, pour orienter et former, avec le concours des OPCA, les demandeurs d’emploi aux métiers qui recrutent. Cet effort sera poursuivi et amplifié d’ici 2022.

Encourager la politique d’inclusion par l’emploi

Pour développer l’inclusion par la formation, l’IAE  : axe prioritaire de la stratégie nationale de la lutte contre la pauvreté, l’insertion par l’activité économique (IAE) est un moyen efficace d’amener les personnes les plus éloignées de l’emploi à regagner confiance en eux et à construire leur chemin vers le marché du travail. Le Plan favorisera sur cinq ans l’accès à la formation de plus de 150 000 personnes.
Développer les GEIQ : les groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ) offrent à des personnes éloignées de l’emploi l’occasion de lancer leur carrière professionnelle. Grâce au Plan, le nombre de bénéficiaires sera porté à 15 000.
Valoriser son image professionnelle et développer ses savoir-être professionnels : alors que 60% des employeurs disent tenir compte davantage des compétences relationnelles que techniques pour recruter, cette prestation nouvelle propose deux à trois semaines d’ateliers pour se préparer à travailler en équipe, construire sa capacité d’adaptation, mieux gérer le stress, développer la curiosité, etc. D’ici 2022, 300 000 jeunes et demandeurs d’emploi auront profité de cette prestation nouvelle.

Répondre aux besoins des publics les plus en difficulté et en particulier les jeunes

Extension de la Garantie jeunes : cet accompagnement vers l’emploi propose aux jeunes les plus vulnérables des mises en situation professionnelle, des conseils, des ateliers et le versement d’une allocation pendant 12 mois. Grâce au Plan d’investissement, ce sont 100 000 jeunes peu qualifiés qui bénéficieront de ce dispositif.
Des prépa-compétences pour les demandeurs d’emploi peu qualifiés à qui des ateliers « à la carte » seront proposés pour consolider leur projet professionnel, évaluer leurs compétences et concevoir à partir de cette phase de diagnostic un parcours de formation personnalisé ayant de meilleures chances de réussite. L’expérimentation engagée en 2018 pourrait bénéficier à 20 000 personnes, avec l’objectif de décupler ce nombre d’ici 2022.
Développer l’EPIDE : l’établissement pour l’insertion dans l’emploi accueille des jeunes en grande difficulté d’insertion pour les aider à construire leur projet de vie et à entrer sur le marché du travail. La création d’un centre en Seine-Saint-Denis et l’agrandissement de deux centres existants permettra chaque année l’accueil de 300 jeunes supplémentaires.
Développer les Écoles de la 2e chance (E2C) : la création de 2 000 places supplémentaires et une dizaine d’écoles permettra d’accueillir 6 000 jeunes de plus, d’ici 2022. À l’issue, ce sont plus de 60% des jeunes qui ont un emploi ou une qualification.