La loi Liberté de choisir son Avenir professionnel | Formation professionnelle

Des droits à la formation simples et concrets pour tous

La loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel a été promulguée par le Président de la République le 5 septembre 2018. Portée par Muriel Pénicaud, ministre du Travail, elle réforme l’apprentissage et la formation professionnelle et comprend également des mesures sur l’élargissement de l’assurance chômage, l’égalité femmes-hommes, l’emploi des personnes handicapées et la lutte contre les fraudes au travail détaché.

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Décider de son propre avenir professionnel
Aujourd’hui, seulement 6 % des ouvriers choisissent de se former, alors qu’ils sont 25 % chez les cadres. Une information transparente et simple sera fournie à tous les actifs pour qu’ils deviennent acteurs de leur formation professionnelle.

  • Une nouvelle application CPF (compte personnel de formation) disponible à l’automne 2019 donnera un accès simple et égal à la formation à tous les actifs. Grâce à l’application, chaque actif, avec son CPF et sans intermédiaire, pourra comparer la qualité des formations des organismes certifiés, le taux de réussite, la satisfaction des utilisateurs, et ainsi trouver la formation correspondant à ses aspirations professionnelles, mais aussi s’inscrire et payer en ligne.
  • Tous ceux qui le souhaitent pourront se faire conseiller sur leur projet professionnel, en faisant appel à des conseils en évolution professionnelle gratuits présents sur tout le territoire.

Se former et acquérir des compétences quelle que soit sa situation de départ
50 % des métiers sont amenés à changer dans les 10 prochaines années. Les entreprises disent ne pas trouver suffisamment de
compétences pour se développer. Dans le même temps, les ouvriers, les employés et les salariés des TPE/PME ont deux fois moins accès à la formation que les cadres et les salariés des grandes entreprises.
Chacun doit pouvoir se former, évoluer dans sa carrière et s’adapter aux évolutions du monde du travail.

  • Les jeunes pourront entrer en apprentissage jusqu’à 30 ans.
  • Chaque actif disposera sur son CPF de 500 € par an pour se former, et 800 € pour les moins qualifiés, soit respectivement 5 000 € et 8 000 € sur dix ans.
  • Les personnes à mi-temps, qui sont à 80 % des femmes, bénéficieront des mêmes droits à la formation que les salariés à temps plein.
  • Les travailleurs des plateformes auront également accès à la formation professionnelle pour pouvoir changer d’activité et se reconvertir.
  • Les personnes en situation de handicap auront un abondement de leur CPF.

Être accompagné dans sa reconversion professionnelle
64 % des Français souhaitent engager une reconversion professionnelle. Et cela concerne avant tout les jeunes. Les moins de 30 ans sont aujourd’hui 69 % à vouloir changer de métier ou d’entreprise.
Des mesures permettront de répondre à ces attentes, pour s’adapter aux besoins spécifiques
de certains secteurs d’activité, pour anticiper les reconversions liées aux mutations des métiers.

  • La création d’un nouveau dispositif de reconversion ou de promotion par l’alternance (Pro-A) qui permettra aux salariés, tout en gardant leur contrat de travail et leur rémunération, d’accéder à une formation qualifiante en alternance, soit pour une promotion interne, soit pour une reconversion.
  • Le CPF de transition permettra de changer de métier ou de profession dans le cadre d’un projet de transition professionnelle tout en bénéficiant d’un congé spécifique pendant le temps de formation.
  • Pour tous ceux qui le souhaitent, ils pourront être accompagnés d’un conseil en évolution professionnelle gratuit.
  • Les droits au chômage seront ouverts pour les démissionnaires qui ont un projet professionnel.
  • De nombreuses places supplémentaires en apprentissage seront ouvertes, pour permettre à plus de jeunes de se former, jusqu’à 30 ans, y compris après une première expérience professionnelle.