Comment évolue la perception des représentants du personnel et des syndicats dans le secteur privé ?

Publié le | Temps de lecture : 3 minutes

Six ans après les ordonnances travail de 2017, qui ont transformé notamment les instances représentatives du personnel en comités sociaux et économiques (CSE), l’enquête Relations professionnelles et négociations d’entreprise (Reponse) 2023 s’intéresse au point de vue des salariés du secteur privé sur les représentants du personnel et les syndicats. Cette édition intervient dans un contexte également marqué par la crise sanitaire et les mobilisations interprofessionnelles sur les retraites. 

Une perception globalement plus favorable qu’en 2017

  • 51 % des salariés estiment que les représentants du personnel traduisent bien leurs aspirations (+5 points par rapport à 2017).
  • 41 % jugent que les syndicats jouent un rôle irremplaçable (+4 points).
  • 29 % pensent que les syndicats font passer leurs intérêts avant ceux des salariés (contre 32 % en 2017) ; 15 % estiment qu’ils gênent l’activité de l’entreprise (contre 18 %).
  • Les salariés sont aussi plus nombreux à se dire capables de défendre directement leurs intérêts (40 %, contre 34 % en 2017).

Des écarts selon la présence d’instances représentatives du personnel

La perception des représentants du personnel et des syndicats varie fortement selon la configuration des établissements en matière de représentation du personnel :

  • Avec délégué syndical : 59 % des salariés jugent que les RP traduisent bien leurs aspirations.
  • Avec RP élus mais sans délégué syndical : 56 %.
  • Sans aucune instance représentative : seulement 23 %.

Influence de la taille de l’établissement et du mandat

  • Plus l’établissement est grand, plus les syndicats sont jugés irremplaçables : 59 % dans les structures de 500 salariés ou plus, contre 31 % dans celles de 11 à 49 salariés.  
  • Les salariés titulaires d’un mandat portent un regard nettement plus positif : 83 % estiment que les représentants du personnel traduisent bien les aspirations des salariés, contre 50 % pour ceux sans mandat.

Variations selon le profil des salariés

  • Les jeunes (30 ans ou moins) sont plus sceptiques sur le « rôle irremplaçable» des syndicats (35 %) et se disent plus souvent capables de se défendre seuls (45 %).
  • Les cadres affichent une appréciation plus positive des représentants du personnel en termes de traduction des aspirations des salariés (56 %) et de leur influence sur les décisions de la direction (34 %), mais sont un peu plus critiques vis-à-vis des syndicats (33 % estiment qu’ils font passer leurs intérêts avant ceux des salariés).  

Point de vue des représentants de direction et du personnel

  • Les représentants de direction jugent que les représentants du personnel traduisent bien les aspirations des salariés dans 79 % des établissements ; les représentants du personnel dans 96 %.  
  • Sur les syndicats, l’avis est plus nuancé : 42 % des représentants de direction les jugent irremplaçables, contre 62 % des représentants du personnel. 

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