Table ronde sur le financement des Ecoles de la deuxième chance

François REBSAMEN, Ministre du Travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social a participé mardi 3 mars 2015 à la table-ronde sur le financement des Ecoles de la 2ème chance.

« Derrière la question des Ecoles de la deuxième chance, il y a celle de l’insertion professionnelle des jeunes de notre pays », a déclaré le Ministre, expliquant que c’est « l’une des priorités de mon action et c’est pour cela que j’ai souhaité vous réunir ».

Après un point de situation dressé par la DGEFP, la table ronde a été organisée autour de trois thèmes :
• La consolidation qualitative du dispositif d’obtention du label par une école à la sortie des jeunes ;
• Le développement territorial du réseau ;
• Le financement des E2C et ses perspectives.

Zoom sur les écoles de la 2ème chance

Les écoles de la 2ème chance (E2C) s’adressent aux jeunes de moins de 26 ans sortis du système éducatif, sans diplôme ni qualification professionnelle. Leur entrée en E2C est conditionnée à leur motivation.
L’enseignement de base est délivré dans le cadre d’un parcours de formation personnalisé. Les E2C permettent aux jeunes d’intégrer une école dédiée à la construction de leur projet d’insertion sociale et professionnelle. « En un mot, de construire son autonomie », a précisé François REBSAMEN.

Les jeunes y alternent stages en entreprises et séquences individualisées de formation qui leur permettent de trouver un emploi et/ou d’acquérir les qualifications nécessaires :
• l’acquisition (ou la mise à niveau) de connaissances dans les matières fondamentales (français, mathématiques, informatique) ;
• l’acquisition de compétences sociales et civiques ;
• la construction avec l’équipe pédagogique d’un projet professionnel ;
• une formation en alternance dans des entreprises partenaires ;
• la construction d’un portefeuille de compétences et la remise d’une attestation de compétences acquises au terme du parcours ;
• un suivi personnalisé par un formateur référent unique, pendant et après le cursus.

Depuis 2009, l’Etat contribue, dans une logique de co-financement, au déploiement des écoles dans le cadre d’un partenariat renforcé avec les conseils régionaux (principaux financeurs des écoles et uniques financeurs de la rémunération des stagiaires) et avec l’ensemble des partenaires locaux.

« La contribution de l’Etat a ainsi créé un effet levier permettant un développement soutenu du dispositif, puisque depuis cette date, le nombre de sites a plus que doublé et le nombre de jeunes accueillis quasiment triplé », a annoncé le Ministre, réaffirmant par ailleurs « l’attachement de l’Etat au dispositif ».

A cette occasion, François REBSAMEN a rappelé que les E2C font partie des opérateurs du plan Garantie européenne pour la jeunesse.

La recommandation du Conseil européen du 22 avril 2013 sur l’établissement d’une garantie européenne pour la jeunesse, engage les Etats-membres à : « Veiller à ce que tous les jeunes de moins de 25 ans se voient proposer un emploi de qualité, une formation continue, un apprentissage ou un stage dans les quatre mois suivant la perte de leur emploi ou leur sortie de l’enseignement formel ».

« Les E2C sont également l’un des acteurs du plan de lutte contre le décrochage scolaire annoncé le 21 novembre 2014 », a rajouté le Ministre.

La mesure 3.8 du plan prévoit : « que l’échange de pratiques et la capitalisation des expériences entre les structures innovantes dans le périmètre de l’Éducation nationale (microlycées, lycée nouvelle chance…) et au-delà (avec les E2C, les EPIDE) soient structurés au niveau national. »

Consulter :

- Dares analyses - L’école de la 2e chance, la "grande école" des décrocheurs motivés
- La fiche sur les Ecoles de la deuxième chance sur emploi.gouv.fr
- Réseau des Ecoles de la deuxième chance en France