Compte personnel de formation : Depuis 2015, plus de 500 000 formations pour les salariés et les demandeurs d’emploi.

Le 5 octobre 2016, Clotilde Valter s’est déplacé en Région Centre - Val de Loire. Elle était accompagnée de M. Jean-Patrick Gille, député d’Indre-et-Loire, conseiller régional du Centre-Val de Loire et de Mme Isabelle Gaudron, vice-présidente du conseil régional Centre-Val de Loire en charge de la formation.

La ministre a participé à une table ronde au GRETA d’Indre-et-Loire, qui lui a permis d’échanger avec les conseillers régionaux, les élus locaux et les partenaires sociaux sur la mise en place du CPF dans leur territoire.

La ministre a insisté sur les avancées apportées par la loi du 5 mars 2014, notamment avec la création du compte personnel de formation qui a ouvert un nouveau droit individuel permettant à chacun d’accéder à la formation tout au long de sa vie. Elle a pu également rencontrer des stagiaires qui ont bénéficié de ce dispositif pour trouver un emploi ou pour se reconvertir et des entreprises particulièrement mobilisées sur les enjeux de formation.

Jean-Patrick Gille a eu l’occasion de rappeler les nouveaux droits CPF issus de la loi du 8 août 2016 :

-  le CPF s’adressera désormais à tous les actifs puisque il s’ouvre aux fonctionnaires en 2017 et aux travailleurs indépendants en 2018.
-  Les publics les moins qualifiés verront leurs heures de formation doublées et le plafond de leur CPF étendu jusqu’à 400 heures et les jeunes sortis du système scolaire sans diplôme pourront reprendre une formation sans limitation d’heure.
-  Enfin, le CPF pourra désormais financer le bilan de compétences et l’accompagnement à la création ou reprise d’entreprise.

Isabelle Gaudron a rappelé l’importance de l’accompagnement, à travers le conseil en évolution professionnelle (CEP), des personnes qui s’engagent dans un parcours de formation.

Il s’agit d’un point qui fait l’objet d’une vigilance particulière de la part de Clotilde Valter et de Myriam El Khomri, qui considèrent que le conseil en évolution professionnelle est un rouage essentiel à la pleine appropriation du CPF par les salariés et les demandeurs d’emploi.

La dynamique du CPF est désormais bien engagée

Comme le montrent les derniers chiffres, la montée en charge est très notable et constante sur 2016. De janvier à fin septembre 2016, il y a 125 000 dossiers de formation CPF de plus par rapport à la même période en 2015. Le CPF devance maintenant les chiffres de l’ancien droit individuel à la formation (DIF) : le mois dernier, 48 895 formations ont été validées contre environ 45 000 entrées en formation chaque mois à l’époque du DIF. La durée moyenne de formation est de 126 heures, ce qui est largement au-dessus de ce qui était pratiqué dans le cadre du DIF.

La plus grande notoriété du CPF transparaît également dans la fréquentation du site internet www.moncompteformation.gouv.fr avec un nombre très élevé de visites : entre 300 000 et 600 000 par mois. Le site fait l’objet d’améliorations permanentes pour simplifier les actes d’accès à la formation pour l’usager.

Les formations les plus demandées demeurent stables. Tous publics confondus, les formations de langues prennent la tête du classement mais si l’on prend séparément les demandeurs d’emploi, les formations les plus demandées sont le socle de compétences Cléa et le stage de préparation à l’installation pour les futurs chefs d’entreprise. L’accompagnement à la validation des acquis de l’expérience est de plus en plus demandé par les salariés et les demandeurs d’emploi.

Pour mémoire, le compte personnel de formation sera l’une des composantes essentielles du compte personnel d’activité (CPA) qui va se mettre en place le 1er janvier 2017. Par rapport au CPF, le CPA offrira des possibilités supplémentaires, comme l’alimentation du compte en heures de formation grâce aux activités bénévoles ou la prise en compte des points liés à la pénibilité du travail exercé. Toutes les heures auxquelles les personnes ont droit seront retranscrites de manière transparente sur le portail du CPA.

60 % des demandeurs d’emploi ayant suivi une formation retrouvent un emploi dans les six mois
40 % occupent un emploi durable.