Aux Olympiades des métiers, hygiène et propreté : « je ne me serais pas vue en BTS. »

Les métiers de l’hygiène et de la propreté recrutent. Dans son enquête 2016, Pôle emploi classait ces professions en tête des besoins en main d’œuvre des entreprises. Aux Olympiades des métiers, loin des clichés, la filière révèle une large diversité et de réelles opportunités.

Sur le stand « Propreté » des Olympiades, les apprentis s’affrontent sur plusieurs surfaces, comme au tennis : lino, parquet, carrelage. A côté, une chambre d’hôpital a été reproduite pour les épreuves de stérilisation. Derrière, une nacelle s’élève. Comme pour donner une image plus nette de ces professions.

A l’Inhni, un Centre de formation des apprentis (CFA) de Nouvelle Aquitaine, rattaché à la branche professionnelle du secteur, on forme aux métiers de la propreté et de l’hygiène, du CAP au BTS, de l’agent qualifié aux services à l’environnement, en passant par « le chasseur de microbes » des hôpitaux.

Une rémunération supérieure à la moyenne en apprentissage

Pour les jeunes, pas besoin de chercher une entreprise, c’est l’école qui s’en charge, explique Valérie Cadol, la directrice de l’établissement. De plus, les apprentis perçoivent une rémunération supérieure à la moyenne, de l’ordre de 55 % du salaire minimal de la profession.

Alison, Déborah et Florence sont toutes élèves en Bac Pro au CFA. Elles sont venues bénévolement faire connaître leur formation. Souriantes, les trois jeunes femmes ont démarré par un Certificat d’aptitude professionnel en apprentissage et veulent s’orienter vers le Brevet de technicien supérieur.

Un métier d’avenir

Florence est apprentie dans une clinique, à la stérilisation, elle fait partie de l’équipe médicale. Déborah avait quitté un Bac Pro pour découvrir le monde, elle a devant elle un métier d’avenir. Alison était femme de chambre dans un hôtel avant la formation. Avant : « je ne me serais pas vue en BTS. »

A présent, toutes visent ce diplôme du supérieur.