Demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en mars 2020

Au mois de mars, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas du tout travaillé dans le mois, a augmenté de 246 100 en mars 2020. Le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B et C, c’est à dire incluant les demandeurs d’emploi qui travaillent en même temps, augmente de 177 500 personnes.

La mise en place du confinement a conduit en effet à des non-renouvellements de mission d’intérim ou de contrats courts ainsi qu’à une baisse des embauches en contrats de courte durée. Pôle emploi s’est organisé pour faire face à cette situation et met tout en œuvre pour que ces personnes puissent bénéficier de leurs droits et être indemnisées en temps et en heure.

Cette hausse, historique, s’explique par le fait que les personnes qui étaient au chômage en février le sont toujours en mars : chaque mois, ce sont environ 550 000 personnes qui entrent et 550 000 personnes qui sortent de Pôle emploi. Or, en raison de la crise sanitaire et du confinement, on constate une forte baisse des sorties de Pôle emploi ce mois-ci (-29 % soit près de 170 000 personnes).

Le chômage augmente donc parce que les entreprises, dans le contexte actuel, n’embauchent plus, mais pas parce qu’elles licencient massivement.

Le nouveau système d’activité partielle que nous avons mis en place protège donc puissamment les emplois et les salariés. Il y a aujourd’hui 10,8 millions de salariés protégés par l’activité partielle. Sans ce système protecteur que nous avons mis en place dès le début de la crise, une partie d’entre eux serait, aujourd’hui, au chômage, et le nombre de nouveaux chômeurs se compterait par millions, comme aux Etats-Unis par exemple.

Néanmoins, le ministère du Travail va poursuivre et intensifier les efforts de protection :
-  D’abord, en continuant à protéger ceux qui arrivent en fin de droits, c’est-à-dire qui ne devraient plus, normalement, recevoir d’allocations. La prolongation des droits pour les personnes en fin de droits sera également effective pour le mois de mai. Cela concerne plusieurs centaines milliers de personnes, dont les intermittents du spectacle par exemple.

- Ensuite, une réflexion avec les partenaires sociaux va être engagée pour adapter rapidement nos règles d’assurance chômage à cette situation exceptionnelle.

- Enfin, le gouvernement travaille à un plan de relance pour favoriser le rebond de l’économie et engager tous les moyens pour aider les entreprises à repartir, et donc à embaucher à nouveau.

Muriel Pénicaud, ministre du Travail : « Cette crise est inédite et notre mobilisation est totale. Nous agissons depuis le début de la crise pour éviter les licenciements massifs par le dispositif du chômage partiel et pour accompagner les plus vulnérables. Nous avons pris des mesures d’urgence pour adapter les règles de l’assurance chômage afin de lutter contre la précarité. Nous les maintiendrons pour le mois de mai. Nous travaillons également sur un plan de relance pour favoriser la reprise et protéger les emplois  ».