100 ans de l’OIT | Une institution multilatérale pionnière

Muriel Pénicaud s’est rendue, mardi 11 juin, avec le Président de la République à la Conférence internationale du Travail, qui se tient à Genève jusqu’au 21 juin, dans le contexte de la célébration du centenaire de l’Organisation internationale du travail (OIT). Une occasion pour la ministre de porter les engagements pris il y a quelques jours dans le cadre du G7 Social, pour réduire les inégalités dans la mondialisation, de faire un point d’étape avec la délégation française des partenaires sociaux et de réaffirmer l’engagement de la France dans l’organisation tripartite.

Une institution multipartite centenaire

L’Organisation internationale du Travail est une agence spécialisée de l’ONU (Organisations des Nations-Unies), rassemblant des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs de 187 États-membres. Elle a été fondée en 1919 à la suite de la Seconde Guerre mondiale sur le fondement qu’il ne pourrait y avoir de paix universelle et durable sans justice sociale et un traitement décent des travailleurs.
Survivant à la disparition de la Société des Nations, elle a trouvé sa place au sein de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) à laquelle elle a apporté l’héritage et le savoir-faire du premier internationalisme.


L’agenda croisé du G7 Social et du centenaire de l’OIT

La Conférence internationale du Travail, consacrée à l’avenir du Travail, se déroule quelques jours après l’adoption, le 7 juin 2019, d’un communiqué conjoint par les membres du G7 Social pour réduire les inégalités sociales dans la mondialisation.

Plusieurs sujets prioritaires portés dans le cadre du G7 Social sont également à l’agenda de cette conférence internationale : la place des normes internationales dans le système multilatéral, l’avenir du travail, l’accès universel à la protection sociale notamment dans les nouvelles formes d’emploi, le travail décent, l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

La Conférence internationale du Travail offre ainsi à l’ensemble des acteurs une occasion unique de poursuivre les travaux entrepris dans le cadre du G7. Elle devrait aboutir à l’adoption d’une Déclaration du Centenaire ainsi qu’ à une convention internationale inédite contre les violences et le harcèlement au travail.

À ce titre, la ministre a notamment rencontré les partenaires sociaux pour échanger sur les enjeux du monde du travail en mutation et renouveler l’attachement de la France au tripartisme et au respect des normes internationales du travail, conventions et recommandations élaborées et mises en œuvre par l’OIT.

Cette rencontre avec les partenaires sociaux fait suite à l’adoption inédite, lors du G7 Social, d’une déclaration tripartite entre les membres du G7 et les organisations internationales des travailleurs et des employeurs pour concilier progrès économique et progrès social (en savoir plus –lien article G7 Social)

G7 Social : un accord visant à agir ensemble pour réduire les inégalités sociales dans la mondialisation.

Les objectifs de l’Organisation internationale du travail

L’Organisation internationale du travail poursuit aujourd’hui 4 grands objectifs

  • promouvoir les droits du travail,
  • établir les normes internationales du travail,
  • encourager la création d’emplois décents,
  • développer la protection sociale et renforcer le dialogue social dans le domaine du travail.

Le Président de la République, Emmanuel Macron , a exprimé avec force son soutien à la méthodologie tripartite de l’OIT.

"Refuser d’abandonner, agir de manière responsable, construire progressivement la solidarité internationale, grâce au dialogue et au droit, c’est l’esprit de votre organisation… Un double héritage et un devoir pour nous de poursuivre".
Emmanuel Macron, Président de la République

Suivre la Conférence internationale du Travail en direct

L’Organisation internationale du travail (OIT) célèbre son centenaire en 2019. Jusqu’au 21 juin, elle organise sa 108ème Conférence internationale du Travail. Au programme : l’avenir du travail et l’adoption de nouvelles normes historiques pour combattre la violence et le harcèlement au travail.