Plan national d’action pour la gestion du risque lié au radon 2016-2019

L’exposition au radon, gaz radioactif d’origine naturelle, constitue un enjeu sanitaire majeur au regard de son caractère cancérogène certain reconnu depuis 1987 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

La gestion de ce risque est devenue en conséquence une priorité nationale qui s’est traduite par l’inscription de cette problématique dans plusieurs plans (plan national santé-environnement, plan cancer, plan santé-travail) jusqu’à faire l’objet, depuis 2005, d’un plan particulier, le plan national d’actions pour la gestion du risque lié au radon. Ce plan interministériel est désormais animé par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en collaboration avec la direction générale de la santé (DGS), la direction générale de la prévention des risques (DGPR), la direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages (DHUP), la direction générale du travail (DGT) ainsi que les parties prenantes (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, Centre scientifique et technique du bâtiment, associations, organismes de mesure, etc.).

Adossé au plan santé environnement 2015-2019 (PNSE 3 -action 4), le 3ème plan national d’action couvrant la période 2016-2019 prévoit comme orientation stratégique prioritaire l’information et la sensibilisation de l’ensemble des publics concernés par ce risque au travers une démarche interministérielle structurée (portail internet, vecteur désormais essentiel de communication), tout en maintenant la poursuite de l’amélioration des connaissances et l’amélioration de la prise en compte de la gestion de ce risque dans les bâtiments.

Pour la mise en œuvre de ce nouveau plan, dans un contexte d’évolution réglementaire relative à la prévention de ce risque sur les lieux de travail du fait des travaux de transposition en cours de la directive 2013/59/Euratom du Conseil, la DGT coordonnera notamment les deux actions suivantes :
- l’identification des types de lieux de travail et des activités professionnelles nouvelles susceptibles de générer des expositions au radon des travailleurs (axe 2 - action 10) ;
- la définition de critères permettant a priori à tout employeur de retenir la méthodologie de mesure radon la plus en adéquation avec la configuration des lieux de travail concernés (axe 3 - action 19).

Pour la réalisation de ces deux actions, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) seront les principaux acteurs.

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Consulter le site : de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire