100% inclusion | Acteurs publics et privés : l’appel à projets en 6 points-clés

Une expérimentation soutenue par le Plan d’investissement dans les compétences

L’appel à projets 100% inclusion a été lancé lundi 4 juin par Muriel Pénicaud, ministre du Travail et Estelle Sauvat, haut-commissaire à la Transformation des compétences. Il est doté de 40 Md€ et vise à soutenir les expérimentations pour la formation des moins qualifiés, en particulier dans les territoires en difficulté. Il encourage de nouvelles alliances territoriales, entre organismes de formation, entreprises, associations et collectivités.

Accès à l’appel à projet : site de la Caisse des Dépôts et des Consignations

1. Qui peut candidater ?

N’importe quelle structure publique ou privée. La constitution de consortiums est encouragée. Les porteurs de projets sont invités à prendre part à des démarches coopératives avec les acteurs du développement local dans leur diversité, institutions, y compris scolaires ou universitaires, associations de tous les secteurs, entreprises…

2. Qu’est ce qui est attendu des projets ?

Des parcours intégrés, depuis la remobilisation des bénéficiaires jusqu’à l’accès à l’emploi ou à l’activité durable, mobilisant de nouvelles approches d’accompagnement, de valorisation et de montée en compétences. Des parcours remettant au cœur de leur conception les comportements et attentes des bénéficiaires.

3. Quel public bénéficiaire est visé ?

Les jeunes et les demandeurs d’emploi peu qualifiés, avec en sus la priorité donnée aux territoires les plus défavorisés. L’accessibilité des parcours aux personnes en situation de handicap est un point important.

4. Quel financement peut être accordé ?

La dotation initiale de cet appel à projets est de 40M€. Pour être éligibles, les projets doivent présenter un budget d’au moins 2M€ pour une période couvrant 24 à 36 mois. Sur cette période, il est attendu que les porteurs de projets testent par itérations successives leur parcours, dans une logique d’amélioration rapide et continue. La subvention par l’Etat pourra atteindre 80% des coûts (hors investissements immobiliers) pour les projets les plus novateurs.

5. Comment candidater ?

L’appel à projets est ouvert pour une période de 12 mois, à compter du 4 juin 2018, 12h00. Les candidatures se font uniquement en ligne sur https://cdcinvestissementsdavenir.achatpublic.com. L’instruction et la sélection des dossiers se feront en plusieurs vagues. Un jury indépendant évalue la qualité des projets. Un comité d’engagement présidé par la Haut-Commissaire attribue les financements sur la base du classement proposé par le jury.

6. Comment sont prévus le suivi et l’évaluation des projets ?

C’est un point clé, dans la mesure où l’appel à expérimentations vise à documenter l’impact de pratiques novatrices et à capitaliser les fruits de ces expériences. Les porteurs de projets doivent proposer des éléments de méthodes et des indicateurs de suivi et d’évaluation de leur programme, depuis son déploiement (caractérisation fine des bénéficiaires et réalisations) jusqu’aux différents types de résultats ou d’impact attendus. Sur proposition du comité scientifique du Plan d’investissement dans les compétences, des projets pourront faire l’objet d’une évaluation d’impact indépendante par des équipes de recherche.

Financer l’expérimentation, c’est sortir des sentiers battus, identifier de nouvelles potentialités et chercher, en France et à travers le monde, de nouvelles sources d’inspiration. Par exemple :

  • Redonner confiance en soi et en les autres, grâce à la participation à des activités culturelles ou sportives, des engagements civiques ou solidaires, pour se voir et voir le monde autrement, avec plus d’allant.
  • Conforter un projet professionnel, en mobilisant de nouvelles approches de coaching ou d’engagement des bénéficiaires, inspirées par ce que nous apprennent les sciences du comportement ou les économistes du développement en matière d’inclusion des plus fragiles.
  • Tirer parti de nouveaux outils numériques : l’intelligence artificielle qui aide à personnaliser les parcours d’apprentissage, la réalité virtuelle qui fait de l’apprentissage des gestes professionnels un jeu (sérieux) motivant et productif.
  • Inventer et promouvoir de nouvelles alliances territoriales, organismes de formation, entreprises, associations et collectivités, pour proposer ensemble des parcours intégrés (plutôt qu’un parcours segmenté qui peut décourager les personnes peu qualifiées).