Stop aux idées reçues sur l’apprentissage !

L’apprentissage est aujourd’hui un tremplin pour trouver un emploi, même si les idées reçues ont la vie dure.

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Idée reçue n° 1 : l’apprentissage c’est seulement pour les CAP et les BEP

FAUX
On entend souvent que l’apprentissage est avant tout réservé aux élèves de troisième qui doivent choisir leurs études professionnelles. Pourtant, l’apprentissage permet aujourd’hui d’acquérir un diplôme ou un titre professionnel de niveau CAP à bac +5. De nombreuses universités et grandes écoles offrent la possibilité d’obtenir un diplôme d’ingénieur ou un master par la voie de l’apprentissage.
Dans les faits, l’alternance, qu’elle soit de courte ou plus longue durée, est une formation destinée à des jeunes motivés et investis qui souhaitent se former à un métier en alternant périodes pratiques en entreprise et périodes de formation.

Idée reçue n° 2 : en apprentissage j’ai les mêmes droits qu’un salarié

VRAI
- Des congés payés et éventuellement des RTT : l’apprenti.e a le droit, de la même manière que les autres salariés, à 2,5 jours de congés par mois travaillé, ce qui correspond à 30 jours de congé par an. De plus, il bénéficie de 5 jours supplémentaires pour préparer son examen.
- Un salaire minimum garanti ;
- Une couverture maladie (sécurité sociale et mutuelle) ;
- Un temps de travail qui ne peut pas dépasser la durée légale applicable dans l’entreprise ;
- Des droits à la retraite de base et complémentaire ;
- Frais de transport : en apprentissage, l’employeur rembourse la moitié du prix des abonnements aux transports publics entre le domicile et le lieu où se déroule la formation.

Idée reçue n° 3 : une formation en apprentissage ne coûte rien à l’apprenti.e

VRAI & FAUX
Les frais de scolarité de l’apprenti.e sont entièrement pris en charge par les entreprises, les régions, les fédérations professionnelles et l’État. Tous les jeunes bénéficient de cette prise en charge, sans condition de revenus !
Cependant, le matériel nécessaire à certaines formations peut être à la charge des apprenti.e.s. Certaines professions, telles que la coiffure ou la restauration, nécessitent du matériel spécifique, représentant des frais importants à la charge de l’apprenti.e. Certaines régions proposent des aides pour l’achat de matériel professionnel.

Idée reçue n° 4 : l’apprentissage c’est uniquement pour les métiers manuels

FAUX
Dans les années 1930 l’apprentissage était effectivement réservé aux métiers manuels mais, depuis 1987, il s’est ouvert aux diplômes de l’enseignement supérieur.
Aujourd’hui, toutes les entreprises recrutent en apprentissage et dans tous les secteurs d’activités (numérique, droit, construction, RH, finance, secteur public et associatif, luxe, développement durable etc.)

Idée reçue n° 5 : je bénéficie d’avantages en tant qu’apprenti.e

VRAI
L’apprenti.e bénéficie d’une rémunération variant en fonction de son âge et sa rémunération progresse chaque nouvelle année d’exécution de son contrat. Le salaire minimum perçu par l’apprenti.e correspond à un pourcentage du Smic. Ce salaire n’est pas imposable dans la limite du Smic.
Un exemple concret
Camille, 18 ans, commence sa première année en apprentissage : il/elle touchera 606,91 €. En deuxième année, Camille touchera 725,33 € et 962,17 € en troisième année.
Consultez le simulateur de rémunération pour connaître votre salaire si vous commencez prochainement votre formation en apprentissage.

En apprentissage je bénéficie également d’autres avantages :

  • un salaire non imposable dans la limite du Smic ;
  • une carte « Étudiant des Métiers » donnant accès à de nombreux avantages et réductions tarifaires (cinéma, théâtre, activités sportives, restauration, etc.) ;
  • d’éventuelles aides financières (logement, transport, etc.)