Pourquoi la Garantie jeunes ?

La Garantie jeunes repose sur un engagement fort :

  • du jeune, à aller vers l’autonomie en construisant - avec son conseiller de la Mission locale - un parcours intensif d’accès à l’emploi et à la formation ;
  • de l’État et de ses partenaires : à accompagner le jeune dans ce parcours en l’aidant à trouver des opportunités d’emploi et en lui apportant un soutien financier indispensable à son insertion ;
  • du Gouvernement, à faire en sorte que les jeunes vivent mieux et à lutter contre la pauvreté des jeunes ;
  • de l’Union européenne, à travers la Garantie européenne pour la jeunesse.

Des jeunes vulnérables mais qui ne manquent pas de compétences

Les jeunes de 16 à moins de 26 ans sont la catégorie de la population la plus touchée par le chômage et par la pauvreté. Ces jeunes cumulent souvent les fragilités et ne trouvent pas toujours de réponse adaptée. Ce n’est pas pour autant qu’ils n’ont ni potentiel ni compétences et ils n’attendent parfois qu’un geste de confiance pour en faire la démonstration et profiter de la possibilité offerte de rebondir. La réalité du marché du travail, c’est souvent une succession de « petits boulots ». Par ailleurs, le contact entre jeunes et entreprises est souvent indirect, et miné par les préjugés.

Pourtant, il est possible de faire des expériences de travail, même courtes, un tremplin, si on donne aux jeunes les outils pour trouver une situation de travail durable.

C’est à partir de ces constats qu’a été pensée la Garantie jeunes : pour sécuriser le parcours vers l’autonomie de ces jeunes, pour leur permettre de relever la tête et de regarder vers l’avenir.

Des entreprises qui connaissent mal les jeunes et leurs besoins

Tout comme il y a des jeunes éloignés du marché du travail, il y a des entreprises également éloignées du marché du travail qui, elles aussi, ont besoin d’être accompagnées. Ces entreprises expriment de fait leur besoins de manière trop sélective et imprécise.

L’accompagnement Garantie jeunes met l’accent sur les relations de confiance avec les acteurs économiques du territoire pour repérer les « offres d’emploi cachées », notamment des TPE/PME qui sont accompagnées dans leur démarche de recrutement.

Une forte volonté politique

Derrière la Garantie jeunes, il y a une volonté partagée entre acteurs de l’emploi et de l’insertion français et avec les autres États européens.

En effet, la recommandation du Conseil de l’Union européenne du 22 avril 2013 concernant l’établissement d’une Garantie pour la jeunesse enjoint aux États membres de veiller à ce que, dans un délai de 4 mois suivant la perte de leur emploi ou de la sortie de l’enseignement, les jeunes de moins de 25 ans se voient proposer « un emploi de qualité, une formation continue, un apprentissage ou un stage ». Le texte invite les États membres « à améliorer la première expérience professionnelle des jeunes et leur participation au marché du travail ».

La Garantie jeunes française est donc une des briques de la réponse française à la Garantie européenne pour la jeunesse. Elle est cofinancée par le Fonds social européen (FSE) dans le cadre de l’Initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ).

Par ailleurs, le projet de Garantie jeunes a été repris dans le Plan pluriannuel du Gouvernement contre la pauvreté et s’inscrit donc dans la lutte contre la précarité des jeunes.