Étape 2. Définir le modèle économique du projet

Il n’y a pas de « bonne façon » pour construire son modèle économique, tout dépend du projet, de ses objectifs, des sources de financement. Néanmoins, tout projet dépend d’un modèle économique qui doit être stable et viable. N’hésitez pas à valoriser la valeur ajoutée apportée, les coûts évités grâce au projet. Vous motiverez ainsi vos partenaires.

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Le fait de réfléchir au modèle économique du projet se réfère à la fois à son équilibre global, aux outils financiers pouvant être mobilisés et à l’intégration des entreprises bénéficiaires au financement du projet. Le présent guide n’expose pas la « bonne façon » de faire : certains projets n’ont pas vocation à durer dans le temps, tandis que d’autres s’inscrivent dans une logique pérenne.

La temporalité du projet est un des facteurs de choix entre plusieurs logiques économiques, mais ce n’est pas le seul.

● Identifier en amont les acteurs qui pourront être sollicités pour financer le projet ou pour participer au business plan en apportant des ressources (entreprises, consulaires, etc.).

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● Utiliser les appels à projet pour obtenir des financements.

● Faire de l’ingénierie de financement pour bien articuler les différentes sources de financement  : publiques, privées, crowdfunding, etc.

Une action, menée dans le cadre de la Plateforme d’Appui aux Mutations Économiques de l’Aire Urbaine de Belfort Montbéliard, doit permettre la mise en place d’un outil d’identification et d’anticipation des besoins d’évolution des compétences des salariés du territoire. Ce projet est la continuation d’une première démarche menée dans le cadre d’une expérimentation financée par la Direction générale des entreprises – DGE – en 2015.
Les cofinancements mobilisés sont ceux de l’État au titre de la plateforme de l’Aire Urbaine, le Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels (FPSPP), les entreprises et Agefos PME, nécessitant alors une véritable ingénierie financière pour agréger ces différentes ressources et monter un business plan adapté.

Valoriser le « retour sur investissement » et les coûts évités pour les entreprises qui prennent part au projet. Les entreprises attendent nécessairement de leur participation au projet un « plus », un bénéfice, qui peut se traduire de très nombreuses façons (des recrutements plus adaptés à leurs besoins, une meilleure visibilité sur leurs activités, etc.). In fine, le projet doit pouvoir mesurer et mettre en évidence le retour sur investissement qu’elles peuvent attendre de leur implication. C’est un outil de mobilisation et de persuasion auprès des partenaires. La valorisation du retour sur investissement est alors autant un levier qu’un outil pour mobiliser.

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● Construire une relation de proximité avec ses financeurs : faire fonctionner son modèle économique c’est aussi discuter, expliquer, négocier.
En mettant en place des rencontres régulières et fréquentes, et plus largement en construisant une relation de confiance avec les financeurs potentiels, il sera d’autant plus aisé au porteur de préciser le modèle économique de son projet (objectifs partagés, indicateurs, etc.). Cette relation doit aussi permettre d’informer en amont des risques éventuels liés à la mise en œuvre du projet, des enjeux de stabilité et de visibilité sur les financements disponibles ou accessibles ou encore d’obtenir de l’aide de ses financeurs pour compléter un tour de table en mobilisant d’autres partenaires financiers.

● Construire son modèle économique en fonction de la temporalité du projet et sa vocation à durer dans le temps ou non.

Savoir saisir les opportunités : identifier en amont du projet toutes les sources de financement pouvant venir alimenter son modèle économique (fondations d’entreprises, fonds publics sous forme de subvention ou par le biais d’appels à projets, vente de prestation, crowdfunding, etc.).

Élargir l’écosystème des financeurs, explorer de nouvelles pistes
Très souvent, les initiatives territoriales pour l’emploi s’inscrivent dans le cadre de financements publics. Pour autant, les porteurs peuvent également mobiliser d’autres sources de financement auprès des entreprises qui, par exemple, dans le cadre de leur responsabilité sociétale (RSE) ou actions de mécenat peuvent participer à des projets. En tant que personne morale, les fondations peuvent également participer au financement d’un projet. Enfin, le financement participatif peut constituer un puissant levier permettant au grand public de soutenir financièrement un projet.

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La sous-estimation du budget nécessaire, notamment pour animer et piloter son projet. La réussite du projet est conditionnée par le suivi régulier des coûts et des éventuels dépassements de budget afin de prendre les décisions d’ajustement au bon moment. Plus largement, la sous-estimation du budget nécessaire pour mener à bien le projet constitue un risque réel. Le modèle économique doit être pensé selon des règles prudentielles de bonne gestion permettant de ne pas mettre en situation de risque la ou les structures en charge de porter et d’animer le projet. Il faut également anticiper le fait que la phase d’investigation et d’exploration au moment de l’émergence du projet est rarement financée. Cette étape peut alors constituer un coût (un investissement) qu’il s’agit pour le porteur de projet d’anticiper.

Manquer de visibilité sur les ressources à moyen et long terme, notamment publiques. Cet élément se pose tout particulièrement dans le cadre des projets pluriannuels. Le dialogue avec les financeurs et l’ingénierie financière le plus en amont possible doivent permettre de lever partiellement ce risque en permettant la diversification des ressources.

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