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Anticiper les deuxièmes parties de carrière

L’enjeu

Valoriser l’expérience

A 50 ans, un salarié n’est plus à la fin de son parcours professionnel. C’est au contraire pour vous le moment de définir avec lui le contenu de sa deuxième partie de carrière.

De nouveaux outils à votre service :

Pour motiver vos salariés en milieu de carrière

L’entretien professionnel de deuxième partie de carrière

Pourquoi ?

Permettre à l’entreprise et au salarié d’anticiper la deuxième partie de la vie professionnelle.

Pour qui ?

C’est un droit pour chaque salarié ayant atteint l’âge de 45 ans. Cet entretien doit se renouveler ensuite tous les 5 ans.

Comment ?

L’entretien professionnel est l’occasion privilégiée de faire un point sur les parcours professionnels de vos salariés, d’étudier leurs possibilités d’évolution et d’améliorer leurs conditions de travail. Il peut aussi déboucher sur la définition d’un parcours de formation.

C’est également l’occasion d’envisager avec vos salariés le moment et les conditions de leur passage à la retraite. Vous pouvez alors notamment évoquer les possibilités qui leur sont offertes en cas de prolongement d’activité après 60 ans, telles que la retraite progressive ou la surcote.

A noter : Pour les modalités de mise en œuvre, n’hésitez pas à contacter votre branche professionnelle.


Le bilan de compétences

Pourquoi ?

Pour permettre à un salarié d’analyser ses compétences professionnelles et à l’entreprise d’examiner avec lui ses perspectives d’évolution.

Comment ?

Le bilan de compétences encourage le salarié à définir un projet professionnel pour sa seconde partie de carrière et à s’engager dans une démarche de validation des acquis de l’expérience (VAE).

Pour qui ?

Tout salarié, à compter de 45 ans et sous réserve d’une ancienneté minimum d’un an dans l’entreprise ou après 20 ans d’activité professionnelle, peut vous demander de bénéficier d’un bilan de compétences.

A noter : La prise en charge des dossiers des salariés de plus de 45 ans par les OPACIF est considérée comme prioritaire.

Pour les modalités de financement, adressez-vous aux Organismes paritaires collecteurs agrées gestionnaires du congé individuel de formation (OPACIF) ou aux Organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) vous concernant.


Pour reconnaître la valeur de l’expérience

La validation des acquis de l’expérience (VAE)

Pourquoi ?

Pour permettre à tout salarié de faire reconnaître son expérience professionnelle, d’au moins 3 ans, afin d’obtenir une certification, c’est-à-dire un diplôme ou un titre à finalité professionnelle.

Comment ?

La VAE est un dispositif cohérent et intéressant pour les salariés de plus de 50 ans : il privilégie l’expérience acquise avec l’âge. Le diplôme renforce leurs atouts professionnels, la reconnaissance des compétences représentant un élément de motivation.

Pour qui ?

Cette démarche est particulièrement adaptée aux salariés expérimentés. Vous pouvez décider d’inscrire les actions de VAE dans le plan de formation de votre entreprise.

A noter : Les dossiers de VAE des salariés de plus de 45 ans bénéficient d’une prise en charge accélérée par les OPACIF.


Liens utiles
Pour toute information sur la VAE : www.vae.gouv.fr Pour en savoir plus sur l’association pour la formation professionnelle des adultes : AFPA (www.afpa.fr)


Pour actualiser et développer leurs compétences

La période de professionnalisation

Pourquoi ?

La période de professionnalisation a pour objectif l’évolution et le maintien dans l’emploi des salariés, en leur permettant d’acquérir une qualification professionnelle ou de participer à une action de formation.

Comment ?

Elle peut être mise en œuvre, soit à l’initiative du salarié dans le cadre du droit individuel à la formation (DIF), soit à votre initiative dans le cadre du plan de formation.

Pour qui ?

Elle est ouverte en priorité au salarié de plus de 45 ans ou ayant plus de 20 ans d’activité professionnelle et se déroule en alternance. Les accords de branche et d’entreprise fixent les objectifs, en fonction des besoins des entreprises et des personnes concernées (évolution des métiers, qualification, public visé).

Lien utile
Pour toute information relative aux dispositifs de formation : www.orientation-formation.fr


Pour enrichir leurs pratiques professionnelles par le partage et l’échange des savoir-faire

Le tutorat

Pourquoi ?

Le tutorat est un outil qui améliore la transmission des savoir-faire, spécifiques à un métier ou à votre entreprise. Il favorise également l’intégration des plus jeunes.

Pour qui ?

Vous pouvez confier la mission de tutorat prioritairement à des salariés de plus de 45 ans, encore en activité. Il est important de prendre en compte cette mission dans l’appréciation de leurs résultats individuels.

Elle peut également être assurée par un ancien salarié déjà retraité et souhaitant reprendre une activité pour une durée limitée.

Le cumul emploi-retraite

Comment ?

Pour reprendre une activité, un retraité doit respecter un plafond de revenus (salaire et pensions) égal à la moyenne de ses trois derniers mois de salaires ou à 1,6 SMIC si ce montant lui est plus favorable. Un délai de six mois doit être respecté avant une reprise d’activité chez son dernier employeur.

Vous pouvez informer les salariés de plus de 55 ans de ces mesures lors des entretiens professionnels de deuxième partie de carrière. Renseignez-vous sur ces dispositifs : à partir de 2010, dans toutes les branches professionnelles, il ne sera plus possible de procéder à des mises à la retraite d’office de salariés avant qu’ils atteignent l’âge de 65 ans.

Pour laisser à chaque salarié la possibilité de poursuivre son activité au-delà de 60 ans

La surcote

Pour qui ?

Le salarié qui remplit les conditions pour partir en retraite à taux plein et qui choisit de poursuivre son activité après 60 ans améliore sa pension.

Comment ?

De 3% la première année, puis de 4% par an les années suivantes et de 5% par an après 65 ans.

La retraite progressive

Pourquoi ?

La retraite progressive offre la possibilité d’instaurer une période de transition souple entre activité et départ en retraite. Elle favorise la transmission des savoir-faire.

Pour qui ?

Ce dispositif est ouvert aux salariés de votre entreprise, âgés de plus de 60 ans, justifiant de 150 trimestres validés et qui travaillent à temps partiel.

Comment ?

Les salariés bénéficient alors d’une partie de sa pension (base et complémentaires), qui varie en fonction de la durée travaillée, tout en continuant à améliorer leurs droits à retraite définitifs.

Le cumul emploi-retraite

Comment ?

Pour reprendre une activité, un retraité doit respecter un plafond de revenus (salaire et pensions) égal à la moyenne de ses trois derniers mois de salaires ou à 1,6 SMIC si ce montant lui est plus favorable (ce dernier plafond sera définitivement fixé par le Parlement fin 2006). Un délai de six mois doit être respecté avant une reprise d’activité chez son dernier employeur.

Vous pouvez informer les salariés de plus de 55 ans de ces mesures lors des entretiens professionnels de deuxième partie de carrière. Renseignez-vous sur ces dispositifs : à partir de 2010, dans toutes les branches professionnelles, il ne sera plus possible de procéder à des mises à la retraite d’office de salariés avant qu’ils atteignent l’âge de 65 ans.

Liens utiles
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de la Caisse nationale d’assurance vieillesse : www.retraite.cnav.fr

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