La validation des acquis de l’expérience (VAE) expliquée !

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Question 1 : La VAE : à quoi ça sert ?

Vous avez une expérience professionnelle mais pas de diplôme en rapport avec celle-ci ? La validation des acquis de l’expérience (VAE) peut vous permettre d’obtenir, sur décision d’un jury, un diplôme, un titre ou certificat de qualification sans avoir à suivre une formation. Une opportunité à connaître.

Comme son nom l’indique, la VAE (validation des Acquis de l’Expérience) permet d’obtenir tout ou partie d’une certification sur la base d’une expérience professionnelle. Mais attention : il ne s’agit pas d’une simple conversion d’une expérience en diplôme. Il s’agit d’un véritable parcours qui nécessite le passage devant un jury pour valider les connaissances et les compétences que vous avez acquises.

Pour quelle reconnaissance ? L’obtention par la voie de la VAE d’une certification (diplôme, titre ou certificat de qualification professionnelle) enregistrée au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) produit les mêmes effets que si elle était acquise par la voie de la formation .

Une opportunité à saisir. La VAE peut vous aider , par exemple, à :

  • mettre en cohérence votre CV avec votre niveau de responsabilité pour appuyer une demande de promotion professionnelle ;
  • obtenir un niveau de qualification permettant d’accéder à une formation d’un niveau supérieur ou de s’inscrire à un concours ;
  • enrichir votre CV dans la perspective d’un changement d’emploi.

Bon à savoir ! Lors de l’entretien professionnel qui a lieu tous les deux ans à l’initiative de l’employeur, ce dernier doit désormais informer le salarié sur la VAE.

Pour en savoir plus : le site dédié à la VAE : http://www.vae.gouv.fr

Question 2 : La VAE : qui peut en bénéficier ?

Quel que soit votre âge et votre niveau de formation, vous pouvez accéder à un parcours de VAE dès lors que vous justifiez d’au moins un an d’expérience en rapport direct avec la certification visée.

La VAE est ouverte à tous
. Peu importe votre âge, votre statut (salarié, artisan, demandeur d’emploi etc.), ou votre niveau de formation. Une seule condition : pouvoir justifier d’au moins un an (en continu ou non) d’activités en rapport direct avec la certification que vous visez.

Plus précisément, quel que soit votre niveau de qualification et les diplômes déjà obtenus, peuvent être prises en compte pour votre demande de VAE :

  • une activité professionnelle salariée (CDI, CDD, intérim), non salariée (artisan, commerçant etc.), bénévole ou de volontariat, une activité sportive dès lors que vous êtes inscrit sur la liste des sportifs de haut niveau ;
  • une activité dans le cadre de responsabilités syndicales (par exemple, les délégués syndicaux), un mandat électoral local ou une fonction élective locale. Par exemple : l’épouse collaboratrice d’un artisan – chargée de la comptabilité, de la gestion et de la relation clientèle – pourrait obtenir, en faisant valoir son expérience dans les conditions prévues pour la VAE, un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle de son niveau de compétences dans le domaine de la comptabilité-gestion.

Important ! Pour apprécier la durée d’un an d’expérience exigée, l’autorité ou l’organisme qui se prononce sur la recevabilité de la demande peut désormais prendre en compte les périodes de formation initiale ou continue en milieu professionnel qui seront précisées par décret.

Question 3 : Comment demander une VAE ?

Opter pour une VAE, c’est s’engager dans un parcours en plusieurs étapes. Quel est votre projet ? Quelle certification choisir ? Où retirer un dossier ? Comment le monter ? Qui peut vous renseigner et vous accompagner ? Toutes nos explications.

L’engagement dans une démarche de VAE nécessite une planification rigoureuse.

Étape 1 : Se renseigner auprès d’un Point relais conseil dédiée à l’information sur la VAE. Un conseiller pourra répondre à toutes vos questions : Existe-t-il une certification qui correspond à l’expérience que je souhaite valider ? Si oui, à quels organismes certificateurs dois-je m’adresser ? Comment m’organiser au regard de mes contraintes personnelles et professionnelles ?
Pour en savoir plus et trouver un Point relais près de chez vous, cliquez ici.

Étape 2 : Faire vérifier l’éligibilité de votre candidature à la VAE. Pour cela, vous devez remplir un dossier de recevabilité à retirer auprès de l’organisme certificateur dont relève votre projet (le Point relais conseil peut vous donner ses coordonnées). Il peut s’agir d’un ministère, d’une chambre consulaire, d’un organisme de formation public ou privé, d’une branche professionnelle, etc.
Si votre dossier est recevable, une notification vous sera adressée dans un délai maximum de deux mois. L’absence de réponse au terme des deux mois vaut acceptation pour les certifications d’État (sauf exception relative aux certifications du domaine de la santé).

Attention : la recevabilité administrative de votre demande ne préjuge en rien de la décision finale du jury.
Pour en savoir plus et obtenir les coordonnées des organismes certificateurs, visitez le portail dédié à la VAE.

Étape 3 : Se préparer à la validation. Si votre dossier de recevabilité a obtenu un avis favorable, vous constituez un dossier de validation comprenant la description d’une ou plusieurs expériences correspondant aux activités mentionnées dans le référentiel de la certification visée.
Vous pouvez vous le travailler seul ou vous faire aider pour le préparer. Cet accompagnement, modulable selon vos besoins, peut comporter une aide à l’élaboration du dossier de validation, un entraînement à une mise en situation professionnelle et à un éventuel entretien et une préparation à l’évaluation par le jury. Le coût moyen d’un accompagnement, situé entre 1500 € et 3000 €, peut être pris en charge selon les règles fixées par l’organisme paritaire agréé dont relève votre employeur ou par le conseil régional si vous êtes demandeur d’emploi ou encore par d’autres organismes selon votre statut (salarié, demandeur d’emploi, travailleur handicapé, titulaire d’un contrat aidé, etc.).

Pour en savoir plus, c’est ici.

Question 4 : Comment est validée l’expérience ?

Votre dossier de validation sera soumis à un jury de validation. Celui-ci va vérifier si l’expérience acquise correspond aux connaissances, aptitudes et compétences exigées pour la certification visée.

Le jury est composé de représentants qualifiés de la profession dont relève la certification visée. Il évalue les compétences acquises au cours de votre expérience, et vérifie qu’elles correspondent à celles qui sont exigées par l’organisme certificateur.
• Si le jury estime que vos acquis sont en adéquation avec ce qui est requis pour la certification visée, celle-ci vous est attribuée dans sa totalité. Cette certification a la même valeur qu’une certification obtenue après une formation.
• A l’inverse, si vos acquis ne correspondent pas aux compétences, aptitudes et connaissances exigées pour obtenir la certification visée, le jury prend une décision de refus d’attribution du diplôme, du titre ou du certificat de qualification.
• Mais le jury peut aussi décider d’une validation partielle. Vous obtenez alors une partie de la certification. Elle est acquise définitivement.

Bon à savoir ! Un entretien post-jury est souvent prévu dans les contrats de prestation d’accompagnement. Il permet à ceux qui ont obtenu une validation partielle ou essuyé un refus de validation d’examiner les moyens de continuer la démarche ou de trouver d’autres solutions.

Pour en savoir plus, visitez le portail dédié à la VAE.

Question 5 : Le congé VAE : pour qui ?

Pour se préparer et passer devant le jury, le salarié a la possibilité de demander un congé VAE. Durée, démarche, financement, etc. Découvrez les conditions pour en bénéficier.

Un salarié peut demander un congé VAE pour participer aux épreuves de validation, et, éventuellement, pour les périodes d’accompagnement à la préparation.

  • Quelle est sa durée ? 24 heures de temps de travail (consécutives ou non). Cette durée peut être augmentée par convention ou accord collectif de travail pour les salariés n’ayant pas atteint un niveau IV de qualification (Bac général, technologique ou professionnel, BP, BT ou équivalent), au sens du répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), ou dont l’emploi est menacé par les évolutions économiques ou technologiques. Renseignez-vous sur ce point auprès de votre employeur ou de vos représentants du personnel.
  • Quelle formalité ? La demande d’autorisation d’absence doit être adressée à l’employeur au plus tard 60 jours avant le début des actions de validation. Elle doit préciser : le diplôme, le titre ou le certificat de qualification visé ; la dénomination de l’autorité ou de l’organisme qui délivre la certification ; les dates, la nature et la durée des actions de validation des acquis de l’expérience. L’employeur informe le salarié par écrit de sa décision dans les 30 jours qui suivent la réception de la demande : accord ou report motivé de l’autorisation d’absence. Le report ne peut excéder 6 mois à compter de la demande du salarié.
  • Quel financement ? À la demande du salarié, le FONGECIF (ou, dans certaines branches professionnelles, l’OPCA agréé au titre du congé individuel de formation) dont l’entreprise relève peut prendre en charge la rémunération et les éventuels frais liés à la VAE.

Bon à savoir  ! Un employeur peut décider d’inscrire des actions de VAE dans le plan de formation de l’entreprise ou au titre de périodes de professionnalisation.

Pour en savoir plus, consultez notre fiche.