Signature du plan 500 000 formations supplémentaires Région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine

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Monsieur le Préfet,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Monsieur le Président de la Région et de l’Association des Régions de France,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames, Messieurs les représentants des partenaires sociaux,
Mesdames, Messieurs,

C’est un plaisir pour moi de commencer ici, en région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, le tour de France des signatures des conventions régionales de déploiement du Plan dit « 500 000 formations supplémentaires ». Ce plan, vous le savez, est l’un des grands volets du plan d’urgence pour l’emploi dont les orientations ont été annoncées par le Président de la République le 18 janvier dernier.
Monsieur le Président, en votre qualité de Président de l’Association des Régions de France, vous vous êtes rapidement mobilisé pour que les conseils régionaux assument pleinement les compétences que leur confie la loi dans le champ de la formation professionnelle et qu’elles prennent, comme le Gouvernement l’a proposé, le rôle de coordonnateur régional du plan.

Avec François Bonneau, Président de la Région Centre-Val de Loire et Vice-Président de l’Association des Régions de France, vous avez travaillé activement à la mise en place d’une gouvernance quadripartite efficace associant l’Etat, les conseils régionaux et les partenaires sociaux conformément aux dispositions de la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle.

Ma venue ici aujourd’hui montre qu’au-delà des intentions, les acteurs régionaux ont su avancer rapidement dans la définition des engagements et du rôle de chacun au titre du plan « 500 000 formations supplémentaires » pour la région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine que vous présidez. Plus largement, elle est le symbole de la dynamique à l’œuvre à l’échelle nationale pour la réalisation, à travers le plan, d’actions concrètes en faveur des personnes en recherche d’emploi.

Dans le même esprit, dès lundi, je me rendrai dans la Région Centre-Val de Loire pour signer avec François Bonneau la deuxième convention régionale de déploiement du plan.

La signature qui nous réunit aujourd’hui a été rendue possible grâce à l’implication forte de l’ensemble des acteurs régionaux du quadripartisme.

Je veux souligner la qualité du travail des services de l’Etat sous votre autorité, Monsieur le Préfet de Région. Un travail qui a été conduit dans le respect des compétences de chacun et le souci constant de parvenir rapidement à un dispositif opérationnel utile pour les personnes en recherche d’emploi. Ce travail s’est fait avec le concours et l’expertise de Pôle emploi qui, s’il n’est institutionnellement pas signataire de la convention régionale, sera l’un des principaux artisans de sa mise en œuvre, dans un cadre contractuel avec le conseil régional.

Je tiens également à saluer votre engagement, Mesdames et Messieurs les représentants des partenaires sociaux, qui avez participé activement aux travaux de préparation du projet de convention. Cet engagement pourra se concrétiser dans les tout prochains jours par une signature de la convention aux côtés du conseil régional et de l’Etat, dès que le COPAREF, c’est-à-dire le Comité Paritaire Interprofessionnel Régional pour l’Emploi et la Formation Professionnelle aura été installé. Dans certaines grandes régions fusionnées, cette formalité reste à accomplir pour que le quadripartisme prévu par la loi puisse fonctionner pleinement. Ici, ce sera chose faite avant la fin du mois de mars et c’est une très bonne chose.

Ensemble, que voulons-nous faire dans le cadre de ce plan « 500 000 formations supplémentaires » ? Nous saisir collectivement de deux constats et agir en conséquence :

  • D’abord, l’accès des personnes en recherche d’emploi à la formation reste plus difficile en France que dans d’autres grands pays européens ;
  • Ensuite, des formations bien conçues et de qualité augmentent sensiblement les chances des personnes formées de retrouver un emploi.

Face à ces constats, le Gouvernement s’attache depuis 2012 à renforcer l’accès à la formation de ceux qui en ont le plus besoin, notamment les demandeurs d’emploi, avec l’exigence de favoriser leur retour et leur maintien dans l’emploi, dans le cadre d’un parcours adapté et pertinent, et en lien avec les besoins des entreprises.
Dans ce contexte, le plan « 500 000 formations supplémentaires » exprime une volonté politique forte qui s’articule autour de trois objectifs :

  • Doubler le nombre annuel de formations à destination des personnes en recherche d’emploi pour le porter à un million ;
  • Porter une attention particulière aux besoins des demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés et de longue durée, qui sont les plus durement frappés par les incidents qui peuvent intervenir dans leur parcours professionnel ;
  • Préparer l’avenir, le Président de la République en a souligné la nécessité, par des formations aux nouveaux métiers liés à la transition énergétique ou à la transformation numérique par exemple.

Deux points de vigilance s’ajoutent à ces trois objectifs :

  • Le premier a trait à la qualité des formations réalisées. Il s’agit d’une condition indispensable de réussite du plan que nous portons ensemble. Il nous faudra être collectivement attentifs à la qualité des actions développées ;
  • Le second point de vigilance porte sur l’accompagnement des bénéficiaires en sortie de formation, afin de favoriser les évolutions positives vers l’emploi ou vers d’autres formations pour compléter un parcours de qualification.

Vous le voyez, il ne s’agit pas de former pour former mais de former utile, de proposer des parcours conduisant à la qualification et à la montée en compétences des personnes privées d’emploi.
Dans la mise en œuvre opérationnelle du plan, nous devons, pour définir les achats de formation, nous appuyer sur l’analyse des besoins en emplois et en compétences, territoire par territoire. Un important travail a déjà été conduit sur ce sujet, sur une première base élaborée par les services de l’Etat et Pôle emploi, partagée avec le conseil régional et enrichie grâce aux réunions organisées par celui-ci avec les branches professionnelles et les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA).

Il nous faut aussi rendre plus lisible l’offre de formation pour les bénéficiaires et être à leurs côtés dans la construction de leur parcours. Pour cela, nous comptons sur les opérateurs du conseil en évolution professionnelle : leur rôle est d’informer les bénéficiaires potentiels des actions du plan sur les données d’emploi des territoires et de les accompagner dans l’élaboration de leur réflexion, la réalisation de leur parcours de formation et la concrétisation de leur projet professionnel.

Enfin, les organismes de formation ont également un rôle essentiel à jouer, en articulation avec le bénéficiaire potentiel d’une action du plan et le prescripteur de formation. C’est sur eux que repose l’adaptation concrète de l’offre aux besoins et la mise en place des approches pédagogiques les plus adaptées.

Au service de l’ambition du plan, l’Etat dégage un financement exceptionnel de 1 Md€ pour les actions conduites en région. Les conventions régionales, au premier rang desquelles celle qui va être signée dans quelques instants, ont vocation à définir le nombre d’actions supplémentaires que le conseil régional s’engage à mettre en place au-delà de son effort de 2015 et la compensation financière apportée par l’Etat.

Je sais, Monsieur le Président, combien vous êtes attentif aux questions d’emploi et de formation. Lors de la séance plénière du conseil régional du lundi 25 janvier 2016, vous avez exprimé votre volonté de faire du développement de l’emploi votre priorité et d’engager toute initiative qui permettrait de faire baisser le chômage.
Ceci explique sans doute la convergence trouvée dans des délais courts en Alsace Champagne-Ardenne Lorraine pour l’inscription dans la convention régionale d’un engagement de réalisation de près de 25 000 formations supplémentaires en 2016, pour lesquelles l’Etat apportera près de 75 M€.

Poursuivant dans l’esprit du quadripartisme, la convention confie au CREFOP, c’est-à-dire au Comité régional de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre du plan 500 000 formations supplémentaires dans la région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine.

Vous en conviendrez : l’ambition quantitative et qualitative que nous portons ensemble dans ce plan est grande.

Mais j’en suis convaincue, la réalisation des objectifs du plan est indispensable pour répondre à l’urgence économique et sociale évoquée par le Président de la République le 18 janvier dernier.

Je sais pouvoir compter sur l’engagement de tous les acteurs du quadripartisme au niveau régional, sur votre implication personnelle, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les partenaires sociaux, représentants des organisations syndicales et patronales, tout comme sur celle des services de l’Etat. Je suis également certaine de la pleine mobilisation de Pôle emploi dans la réalisation des actions de formation qui lui seront confiées dans le cadre du plan.

La signature d’aujourd’hui n’est pas uniquement l’aboutissement d’une phase intense d’échanges pour élaborer la convention régionale. Cette signature est, surtout, un élan et un engagement collectif dans un chantier essentiel pour la bonne santé économique et sociale de notre pays.

Je vous remercie.