Un des meilleurs apprentis de France : le parcours de Nicolas, 16 ans

Qui deviendra le meilleur apprenti-boucher de France les 2 et 3 avril prochains, à Auxerre ? Ce sera peut-être Nicolas Ramousse, 16 ans, que Myriam El Khomri a félicité ce jeudi. Le jeune homme a en effet remporté la première place ex-aequo à l’épreuve francilienne du Concours "Un des meilleurs apprentis de France 2017".

Apprenti à Paris, Nicolas est un des 9500 apprentis actuellement formés à ce métier de tradition et de passion. Le 20 février, il était parmi les 11 à se présenter à l’étape francilienne du Concours "Un des meilleurs apprentis de France 2017".

Au menu, quatre heures d’épreuve : désossage d’une cuisse de bœuf, paupiette de bœuf, gigot d’agneau. « Rien de très compliqué » pour Nicolas. Depuis septembre 2015, ces tâches font partie de son quotidien. « Le plus dur a été de gérer son temps », confie l’apprenti.

A 17h30, le jury, présidé par Thierry Michaud, Meilleur Ouvrier de France, le plaçait sur la première marche du podium ex-aequo avec un autre apprenti venu des Yvelines, Jean-Hugo de Moura, 21 ans. Une fierté pour sa famille, l’école de boucherie de Paris et bien sûr pour son maître d’apprentissage, Philippe Bourdin.

JPEG - 327.3 ko

Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social est venue féliciter Nicolas Ramousse, pour sa première place au Concours "Un des meilleurs apprentis de France 2017", en compagnie de toute l’équipe de la Boucherie Bourdin, située dans le 18ème arrondissement de Paris, le 23 février. Elle l’a également encouragé pour la finale nationale qui aura lieu les 2 et 3 avril prochains à Auxerre.

Transmettre davantage qu’un métier

Philippe Bourdin, boucher depuis 35 ans, forme régulièrement des apprentis. Une mission qui implique de l’écoute et de se mettre à la place du jeune. « Ils passent des bancs de l’école à l’entreprise. Cela demande de l’attention car, d’une semaine à l’autre, un apprenti n’est pas toujours aussi réceptif.  »

A ses confrères qui craignent de perdre du temps, il rappelle que ces jeunes sont l’avenir du métier. «  Si vous voulez des salariés, si vous voulez un jour revendre votre commerce, il faut former des jeunes.  » Enfin, il y a l’argument financier puisque « les aides à l’apprentissage remboursent la 1ère année.  » (En savoir plus)

Les 2 et 3 avril, Philippe Bourdin sera parmi les premiers supporters de Nicolas. Peu importe le résultat. Pour le boucher, «  l’apprentissage n’apprend pas qu’un métier.  » C’est aussi un chemin vers l’âge adulte.

Boucher, un métier aux débouchés importants
Le secteur de la boucherie artisanale forme aujourd’hui près de 9500 apprentis par an et offre des débouchés importants, tant en termes de carrière que de salaire. Ce secteur qui recrute garantit aux apprentis bouchers une rémunération immédiate ainsi que la possibilité d’évoluer rapidement et de créer leur propre entreprise. 4500 postes de bouchers sont à pourvoir d’ici 2018 et 15% de contrats d’apprentissage supplémentaires ont été signés à la rentrée 2016 sur l’ensemble du territoire.