Premier semestre 2016 : baisse du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi

Les chiffres du chômage de juillet ont été publiés aujourd’hui et confirment la tendance du premier semestre 2016 : une baisse du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi, une baisse du taux de chômage et parallèlement, une création nette d’emplois inédite dans le secteur marchand. Retours sur quelques actions clés du gouvernement.

La baisse du taux de chômage confirme la tendance favorable observée depuis le début de l’année

L’économie française continue de créer de l’emploi pour ce 2e trimestre 2016 avec 24 100 postes supplémentaires dans le secteur marchand. Sur l’année, 143 300 nouveaux emplois ont été créés. Selon l’INSEE, il s’agit donc du 5e trimestre consécutif où l’économie française a créé des emplois salariés marchands, un fait inédit depuis le début de l’année 2012.

Parallèlement, l’INSEE a publié ses dernières données trimestrielles confirmant ainsi la tendance au recul des chiffres du chômage. Grâce à une baisse importante au 2e trimestre 2016 (-0,3 point), supérieure aux estimations de juin, le taux de chômage repassait désormais sous la barre symbolique des 10% et s’établissait à 9,6% de la population active en métropole et 9,9% en France entière. Il se situe ainsi à son niveau le plus bas depuis 2012.

Cette évolution est cohérente avec la baisse du nombre de demandeurs d’emploi sur les sept premiers mois de l’année 2016 : le nombre d’inscrits sans activité a ainsi diminué de près de 75 000 depuis janvier ; il a diminué de 44 100 sur un an (-1,2%).Cela fait donc deux trimestres consécutifs que le chômage baisse, ce qui ne s’était plus observé depuis début 2008. Si la baisse concerne l’ensemble des tranches d’âge, ces résultats traduisent aussi les efforts menés par le Gouvernement pour accompagner les publics les plus fragiles : au mois de juillet et pour le cinquième mois consécutif, le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée a diminué, ce qui constitue un résultat inédit depuis huit ans.

Les fruits d’une politique volontariste

Ces résultats sont le fruit de l’action volontariste du gouvernement, notamment grâce aux effets du CICE, du Pacte de responsabilité et de solidarité et du Plan d’urgence pour l’emploi, qui combinent des mesures structurelles et conjoncturelles de soutien à l’activité et à l’emploi.

La formation pour un marché de l’emploi en pleine mutation

Une personne formée aura plus de chances de s’insérer sur le marché de l’emploi qu’une personne ne disposant pas des bonnes qualifications, voire d’aucune qualification. Ainsi, il y a 6 mois, le gouvernement a mis en place le Plan 500 000 formations. L’objectif est simple : former les demandeurs d’emploi les plus éloignés du marché de l’emploi pour répondre aux besoins en compétences des entreprises et offrir à chacun les voix de sa réalisation professionnelle. A titre d’exemple, 38 445 chômeurs de longue durée sont entrés en formation entre janvier et avril 2016.

Un coup de pouce pour les TPE-PME !

Les TPE et PME représentent plus de 60% de l’emploi en France mais rencontrent des difficultés pour recruter. Pour contribuer à lever ces freins et favoriser l’emploi durable, le Gouvernement a mis en place l’aide Embauche PME. À partir du 18 janvier et jusqu’au 31 décembre 2016, les embauches réalisées par les entreprises de moins de 250 salariés bénéficient d’une prime trimestrielle de 500 € durant les 2 premières années du contrat, soit 4000€ au total.

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Dispositif d’aide à l’embauche EmbauchePME : 600.000 demandes d’aide déposées

Pour en savoir plus sur le dispositif EmbauchePME, consultez la rubrique dédiée.

L’aide « Embauche PME », accélère les effets de la reprise économique, avec plus de 600 000 aides demandées depuis le mois de janvier, dont 64% concernent des CDI. Une aide, qui selon le Trésor, pourrait créer 60 000 postes d’ici à fin 2016.

Un accompagnement intensif pour les jeunes éloignés de l’emploi

L’accès à l’emploi des jeunes en difficulté, le Gouvernement en a fait une priorité. Quels constats ? Le taux de chômage des jeunes sans qualification est deux fois plus élevé que le taux de chômage des jeunes diplômés du secondaire (51,4 %) ; près de 2 millions de jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi ni en formation. C’est pour lutter contre cette précarité que le Gouvernement a apporté de nouvelles mesures. Explications.
En 2013, le Gouvernement a lancé la Garantie Jeunes sous forme d’expérimentation permettant ainsi à des jeunes en précarité qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études d’être accompagnés de manière intensive par les missions locales, sur une durée de 12 mois. Plus de 55 000 jeunes en ont bénéficié. Selon le Cese, après une année de suivi, 48% des jeunes concernés avaient trouvé un emploi ou une formation, contre 38% des jeunes dans la même situation mais sans suivi. Ce dispositif sera généralisé à toute la France, dès 2017.

Depuis leur lancement il y a quatre ans, près de 207 000 emplois d’avenir ont été signés dans le secteur non marchand et 62 000 dans le secteur marchand. L’objectif ? Permettre à des jeunes peu formés d’acquérir une première expérience sur le marché de l’emploi. Parmi les jeunes bénéficiaires, 80% sont non-titulaires du baccalauréat, 40% sans diplôme et 16% issus des quartiers prioritaires de la ville. Véritable dynamisme économique et soutien à l’emploi, ce dispositif a participé, par exemple, à développer l’emploi dans le secteur de l’économie sociale et solidaire : en 2015, l’ESS a ainsi représenté un emploi privé sur huit avec 2,39 millions de salariés.